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 LA SOCIETE DES VOLONTAIRES

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MessageSujet: LA SOCIETE DES VOLONTAIRES   Sam 25 Fév - 22:10

Après la fin de la guerre de 1870-1871, et sous l’impulsion de DARDENNE de la GRANGERIE, les Francs-tireurs des Ternes se regroupèrent en une « société des Volontaires de 1870-1871 », société patriotique et amicale qui avait pour but l’entrainement militaire de ses membres qui, en cas de conflit, devaient se mettre immédiatement au service de la Pa-trie. Par la suite, tout en conservant son caractère patriotique, elle devint une société amicale de secours mutuels et de retraite, acceptant dans ses rangs les volontaires de 1870-1871, même s’ils n’avaient pas été « tirailleurs à la branche de houx ».
HISTORIQUE
Cette Société est bien connue de ceux qui se sont intéressés à l’histoire de la guerre de 1870-1871. Toutefois, il est plusieurs points de la vie de cette association qui n’ont pas été mis en lumière par ceux qui l’ont mentionnée dans leurs écrits et il importait de préciser des détails qui ne doivent pas rester ignorés. Nous reprenons donc ci-dessous l’ensemble des textes qui nous sont connus.
On sait, par exemple, que pendant le siège de Paris en 1871, on fit appel à tous ceux qui, sous une forme ou une autre, acceptèrent de participer volontairement à la défense de la capitale et qui s’organisèrent en formations plus ou moins régulières et homogènes. L’une d’elle fut con-nue sous le nom de « Francs-Tireurs des Ternes », dits « Tirailleurs à la branche de houx ».
Selon une note figurant au dos d’une gravure au Musée de l’Armée et représentant les Francs-tireurs des Ternes, ce qualificatif aurait eu l’origine suivante : « La branche de houx avait été ajoutée par les tirailleurs à leur chapeau tyrolien. En principe, elle ne devait être portée, par les titulaires, qu’ayant été coupée dans la campagne aux extrêmes avancées, étant de grand ’garde à l’affut de l’ennemi. Alors le franc-tireur se mettait cet ornement au chapeau et revenait au milieu des siens, fier d’avoir été exposé au danger ».
Tous les bataillons et compagnies de francs-tireurs furent licenciés le 28 janvier 1871. Les Tirailleurs des Ternes prirent part à de nombreuses affaires et en particulier aux combats de Buzenval, Garges, Montretout, Rueil-Malmaison et Saint-Cloud. Ils devinrent légendaires et, jusqu’en 1939, on pouvait voir à Paris, sur la place Saint Ferdinand-des-Ternes un monument en bronze représentant l’un d’eux dans la tenue qui leur était particulière. Ce monument, œuvre du sculpteur J. JOUANT, avait été inauguré et remis à la ville de Paris le 30 janvier 1911. L’initiative en revenait au commandant de VERTU, ancien combattant de la formation qui avait lancé en 1907 une souscription pour l’ériger. Ce monument fut détruit par les Allemands lors de l’occupation de la capitale en 1940-1944. Il n’a pas été refait. Il existe encore à Montretout un monument commémoratif des Tirailleurs des Ternes.
La Société fut fondée le 12 mars 1872 et sa première assemblée générale se tint le 26 octobre 1873. Ce fut apparemment la première des as-sociations d’anciens combattants de la guerre de 1870-1871. Son siège social était à Paris, 59 rue de Provence, et elle eut des ramifications sur tout le territoire français. L’article 6 du règlement (qui en comprenait 79) disposait que :
« Peuvent être admis comme membres titulaires, toutes les personnes, sans distinction de nationalité qui, en 1870 ou 1871, ont volontairement participé à la défense de la Patrie, soit dans l’armée, garde mobile, bataillon de marche, corps-franc, ambulance ou administration militaire ».
La société connut une grande prospérité, elle fut autorisée sous le n° 910 par arrêté ministériel du 7 avril 1884 et publia, de 1880 à 1914, sous le titre de « le Volontaire » un bulletin qui, tout d’abord mensuel, devint trimestriel. C’est qu’en effet le nombre des volontaires de 1870-1871 diminuait avec les années qui passaient.
A la fin de la première guerre mondiale, les Volontaires de 1870-1871 survivants envisageaient avec peine la disparition prochaine de la société, fin qui surviendrait inéluctablement avec la disparition du dernier d’entre eux. Après l’armistice de 1918, ils demandèrent alors aux volontaires de 1914-1918 de se joindre à eux pour que la Société survive. Leur appel fut entendu et la société connut une nouvelle jeunesse, faisant œuvre utile jusqu’en 1940.
Interdite par les Allemands pendant l’occupation, elle subsista tant bien que mal dans la clandestinité et reprit force et vigueur après la libération, accueillant successivement dans ses rangs les volontaires de la 2ème guerre mondiale et ceux des TOE. Mais les fondateurs ayant disparu, elle reprit le nom de « Société des Volontaires de 1914-1918, de 1939-1945 et des T.O.E. ». La statue du volontaire des Ternes fut démontée par les Allemands en 1942 et envoyée à la fonderie.
LA SOCIÉTÉ DES VOLONTAIRES

La Société, à l’heure actuelle continue l’œuvre de ses créateurs. Elle est ouverte « aux volontaires de 1914-1918, de 1939-1945, et des T.O.E. de l’armée régulière et de la résistance, avec ou sans uniforme, en un mot : à tous ceux qui sans aucune restriction, se sont mis volontairement au service de la Patrie, sous les drapeaux français ou alliés ». Les conjoints, veuves, ascendants et enfants de sociétaires peuvent faire partie de la Société et bénéficient des avantages accordés.
Elle est affiliée à la Fédération Nationale André MAGINOT et à la Fédération Nationale des Amicales Régimentaires et d’Anciens Combattants.
La Société est également ouverte aux Engagés Volontaires ayant participé aux opérations en territoire étranger après 1962 (TCHAD, LIBAN, GOLFE, SOMALIE, CAMBODGE, YOUGOSLAVIE).
Depuis le Congrès National de 1992, l’intitulé de la Société est le suivant : « SOCIÉTÉ DES VOLONTAIRES DE 1870-1874, 1914-1918, 1939-1945, RESISTANCE, T.O.E., A.F.N., & ANCIENS COMBATTANTS ».
La Société des Volontaires, Roncevaux Hautes-Pyrénées, reprend le flambeau afin d’honorer les volontaires Hauts-Pyrénéens qui « montèrent » à Paris pour défendre la République. La statue de Firmin Michelet - édifiée en 1913 - qui coiffe le monument aux Morts de Tarbes, nous rappelle leurs sacrifices.
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