ARCHE DES COMBATTANTS


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 CHRONIQUES DU MOIS DE SEPTEMBRE

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BUFFY1
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MessageSujet: CHRONIQUES DU MOIS DE SEPTEMBRE    Ven 31 Aoû - 23:15

1er septembre 1557 : mort de Jacques Cartier (Saint Malo).
Découvreur de l’actuel Canada, il est le premier grand explorateur du fleuve Saint Laurent pour le compte du roi de France François 1er.

1er septembre 1638 : bataille de Vado (au large de Gênes).
Dernière bataille navale de l’histoire opposant des flottes de galères. La France (lieutenant général de Pont-Courlay) écrase l’Espagne (amiral Rodrigo Gutierez Velasco) qui perd 4000 hommes. L’affrontement s’inscrit dans la guerre de Trente Ans (1618-1648).

1er septembre 1715 : Décès de Louis XIV
Le roi s’éteint à Versailles, à 8h15 du matin, peu avant son 77e anniversaire. Un règne de 72 ans s’achève, le plus long de l’Histoire de France. Un autre règne presque aussi long commence : celui de Louis XV (1715-1774).
Digne d’une tragédie de Racine, la mort de Louis XIV commence le 10 août 1715. A son retour de chasse de Marly, le roi ressent une vive douleur à la jambe. Son médecin Fagon diagnostique une sciatique. Il ne variera pas de position. Mais des taches noires apparaissent bientôt : il s’agit d’une gangrène sénile. Malgré les douleurs atroces, le roi vaque à ses occupations habituelles sans broncher. Il entend assumer ses fonctions jusqu’au bout. Le vieux chêne semble indéracinable et force l’admiration de chacun. Mais le 25 août, jour de sa fête, il doit s’aliter. Il ne quittera désormais plus la chambre.
La gangrène fait davantage son effet : elle atteint l’os, le 26. Les médecins se sentent désarmés. Le roi reçoit le jour même son arrière-petit-fils, âgé de 5 ans, le futur Louis XV, pour lui prodiguer ses conseils. Il lui recommande de soulager son peuple et d’éviter autant que possible de faire la guerre : « C’est la ruine des peuples » ! Conscient d’avoir pêché sur ce point, il lui demande de rester un « prince pacifique ».
Mais la mort se fait plus longue que prévue. Le roi fait ses adieux à Mme de Maintenon à trois reprises et à deux reprises à la Cour. On autorise Brun, un Provençal, à approcher le lit royal, le 29 août. Il prétend avoir un remède miracle. Le fait est que le roi se sent mieux. Mais le mal est là, toujours plus profond. Louis XIV tombe finalement dans un semi-coma, les 30 et 31. Il meurt le 1er septembre au matin. Son corps est exposé pendant huit jours dans le salon de Mercure. Il est transporté le 9 à Saint-Denis.

1er septembre 1870 : les charges de Floing (Sedan - Ardennes).
En tentant de secourir l'armée de Bazaine qui est assiégée à Metz, l'armée de Chalons se laisse encercler dans Sedan. Le général Margueritte ordonne des charges de cavalerie plus pour sauver l’honneur que pour réellement débloquer la situation.
Sa division, composée des trois régiments de chasseurs d'Afrique (1er, 3e et 4e), du 6e régiment de chasseurs et du premier régiment de Hussards est décimée. C’est en voyant le comportement héroïque de la division que le futur empereur Guillaume, admiratif, a ce fameux mot : « Ah les braves gens ! ».
Napoléon III, bien que sensible à l’intention générale, demande de faire cesser ces charges qui, pansant l’orgueil blessé, détruisent « inutilement » la cavalerie. Napoléon III fait hisser le drapeau blanc en milieu d’après-midi mettant fin aux combats y compris ceux de Bazeilles où résistent encore marsouins, bigors et quelques autres. L’empereur capitule le lendemain.

1er septembre 1915 : occupation de l'île turque de Rouad par les français (en face de la ville de Tartous, second port syrien).
La raison officielle de cette occupation est la volonté d'établir une tête-de-pont pour faire parvenir des vivres et des armes aux Maronites du continent voisin qui mènent une guérilla contre les Turcs. Les Maronites sont des catholiques de rite oriental sous protection de la France depuis l'expédition militaire initiée par Napoléon en 1860. 80 marins français commandés par le lieutenant de Vaisseau Albert Trabaud débarquent, sans combat, sous la protection des croiseurs Jeanne d'Arc Annexe et Jaureguiberry, malgré la présence de sous-marins allemands. Albert Trabaud est nommé quelques jours plus tard commandant de Rouad. Après la guerre, il devient le premier gouverneur du Grand-Liban créé par le général Gouraud.

1er septembre 1939 : l’Allemagne nazie attaque la Pologne.
L'URSS attendra 3 semaines pour en faire autant. La deuxième guerre mondiale commence.

1er septembre 1982 : création de l’Air force Space Command (Colorado – États-Unis).
Employant 40 000 personnes, il est l’un des commandements les plus importants de l’air force et comme son nom l’indique, traite de tout ce qui a trait à l’espace militaire.
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MessageSujet: chroniques du 2 septembre    Sam 1 Sep - 22:59

2 septembre 31 (avant Jésus-Christ) : bataille d’Actium (au large de la Grèce).
Lors de la guerre civile succédant à la mort de Jules César, Octave attaque son rival Marc Antoine alors qu’il est retranché avec Cléopâtre dans le golfe Ambracique (mer Ionienne).
La bataille navale est incertaine jusqu’à ce que le couple le plus célèbre de l’Antiquité prenne la fuite causant la débandade dans la flotte égypto-romaine. Les troupes de Marc Antoine se rallient rapidement à Octave (futur empereur Auguste) et lui permettent ainsi de mettre un terme à la guerre civile qui dure depuis au moins 12 ans et d’instaurer le Principat puis l’Empire.
Marc Antoine et Cléopâtre se suicideront un an après leur fuite.

2 septembre 909 : Fondation de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne, grâce à la munificence du duc d'Aquitaine, Guillaume III, qui donna la villa de Cluny à Bernon, abbé de Baume (Baume-les-Messieurs dans le Jura) pour y fonder un monastère de douze moines vivant sous la règle de saint Benoît, sans être soumis à d'autre juridiction, ecclésiastique ou laïque, que celle du pape. Cluny fut un foyer de réformation de la règle bénédictine et un centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique, le symbole du renouveau monastique en Occident. L'ensemble monumentale fut détruit par la Révolution en 1789.

2 septembre 1715 : le Parlement de Paris déclare Philippe d'Orléans Régent.
Le testament royal a été rédigé le 2 aout et complété par deux codicilles le 23 avril et le 23 aout 1715. Les lois fondamentales du Royaume désignent Philippe d'Orléans comme Régent. Le problème est que les mœurs du neveu du Roi-Soleil sont scandaleuses. Ses orgies et fêtes scabreuses ont fait de lui un personnage qui sent le soufre. Pour respecter les lois fondamentales du Royaume, tout en contrôlant les actes politiques de son neveu, le Roi trouve une solution originale.
Le Roi n'écarte pas Philippe d'Orléans, mais le nomme chef du conseil de Régence ; il en nomme par écrit tous les membres et le Régent doit suivre la majorité sur les décisions prises. Le fils légitimé du Roi, le Duc du Maine est le chef des armées.
Philippe d'Orléans prépare sa riposte le jour même de la mort du Roi en convoquant le Parlement et les Pairs de France, avec qui, il a d'avance négocié le titre de Régent. Le Parlement de Paris annule donc le testament de Louis XIV et attribue la régence à l'oncle du jeune Louis XV, le duc Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et de La Palatine. En échange le Parlement obtient un accroissement de certains de ses droits

2 septembre 1792 : 115 prêtre et religieux sont massacrés au cœur de Paris.
Au cœur de Paris, les séminaristes des Carmes et les étudiants de l’Institut catholique de Paris se forment dans un lieu chargé d’histoire. Cet héritage se résume ainsi : apprendre à donner sa vie à Dieu. Toujours d’actualité.
La Révolution française est une période sombre dans l’histoire de l’Église catholique. Les vœux religieux sont interdits ainsi que les congrégations religieuses en avril 1792. La Constitution civile du clergé force les membres de l’Église à jurer sur la Constitution. Ceux qui refuseront seront passibles de l’exil, d’emprisonnement ou de mort. Quand le pape Pie VI condamne cette décision unilatérale, le clergé français se retrouve divisé entre les jureurs et les réfractaires restés fidèles au Pape, forcés à la clandestinité. Dans ce contexte, et après la chute de la monarchie, le 11 août 1792, le couvent des Carmes devient un dépôt pour des prêtres réfractaires. Cent cinquante prêtres et dix laïcs sont emprisonnés, parmi eux, beaucoup vont subir le martyre.

2 septembre 1792 : Assassinat de Nicolas Leclerc (bienheureux Salomon en religion) est un prêtre, religieux et éducateur français, né à Boulogne le 14 novembre 1745.
Le Pape François a autorisé la congrégation des causes des saints, le 9 mai 2016, à promulguer le décret concernant le miracle attribué à l'intercession du bienheureux François Salomon Leclerc, ouvrant ainsi la voie à sa prochaine canonisation. Ce frère massacré durant la Révolution Française devrait être proclamé saint en octobre prochain.

2 septembre 1793, la Convention ordonne de détruire partout les portraits et effigies des Rois de France. La cathédrale, dont la façade porte alors les statues de plusieurs monarques, est menacée.

2 septembre 1870 : Napoléon III capitule à Sedan.

2 septembre 1883 : combat de Phung (Tonkin – actuel Vietnam).
Le corps expéditionnaire français commandé par le général Bouet s’empare des digues du fleuve rouge défendues par les Pavillons noirs.

2 septembre 1898 : bataille d'Omdurman (Soudan).
Le général Kitchener remporte lors de cette bataille, la guerre des Mahdistes qui est une révolte à la fois politique et religieuse contre l’occupant britannique. La révolte mahdiste, commencée vers 1879 débouche sur la défaite de Khartoum (1885) et la mort du général Arthur Gordon (Gordon Pacha). Tout le Soudan est alors évacué par les britanniques qui doivent progressivement reconquérir le terrain.
Omdurman symbolise la fin de cette reconquête. La bataille est souvent représentée par l’héroïque charge du 21e Lancier à laquelle participe le jeune officier de cavalerie Winston Churchill.
Elle est considérée comme la dernière charge de l’histoire de la cavalerie britannique.
Cependant, dans son ouvrage The river war, Churchill explique que la victoire est due à la technologie et notamment à l’emploi de la mitrailleuse. Le général Kitchener ne perd en effet que 47 tués sur ses 20 000 hommes alors que les mahdistes subissent de terribles pertes : 10 000 morts sur les 50 000 engagés.

2 septembre 1903 : bataille d’El Moungar (Algérie).
Un convoi escorté par une compagnie du 2e régiment étranger d’infanterie et un peloton du 5e escadron du 1er régiment de Spahis algériens est attaqué dans la nuit du 1er au 2, par 3 000 combattants Berabers (Marocains).
Les survivants, repliés sur un piton, résistent jusqu’à l’arrivée des renforts en fin de journée et après un combat acharné (dont la Légion célèbre chaque année la mémoire). Il y a 38 morts et environ 50 blessés : quasiment aucun homme présent n’en sort indemne.

2 septembre 1939 : la France lance un ultimatum à l’Allemagne
Cet ultimatum vise à honorer l’alliance militaire signée 5 mois plus tôt avec la Pologne. La mobilisation générale est décrétée.

2 septembre 1945 : le Japon capitule (à bord du Missouri – baie de Tokyo).

2 septembre 1945 : Ho-Chi-Minh proclame l’indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam (Hanoi).
À la suite du coup de force du 9 mars 1945 et à la révolution d’août, le leader communiste déclare l’indépendance de son pays. La France ne reconnaît pas le nouvel État et, en réaction, envoie le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient ou CEFEO réaffirmer sa souveraineté. La guerre d’Indochine s’amorce. 24 ans plus tard et jour pour jour, Ho-Chi-Minh meurt à 79 ans (le 2 septembre 1969).

2 septembre 1970 : mort du général Koenig (Neuilly sur Seine).
Il est l’un des héros de Bir-Hakeim (1942).
Quatrième et dernier général français élevé (à titre posthume, 1984) à la dignité de maréchal depuis la Libération.

2 septembre 1973 : mort de Tolkien (Bornemouth – Royaume-Uni).
John Ronald Reuel Tolkien, professeur et écrivain britannique né en Afrique du Sud, meurt à 81 ans en laissant derrière lui l’œuvre mythique du Seigneur des anneaux où la guerre gigantesque que livre le Bien contre le Mal s’apparente à celle que selon lui tout un chacun doit livrer en lui-même. Tolkien a combattu de mars à novembre 1916 en France en tant que sous-lieutenant dans les transmissions. Il participe à la sanglante bataille de la Somme.
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MessageSujet: chroniques du 3 septembre   Lun 3 Sep - 0:27

3 septembre 1260 : bataille d'Ain Djalout (Galillée).
Apprenant que les Mongols observent une pause dans leur conquête vers l'Égypte et surtout qu'ils n'ont laissé que 20 000 hommes en Syrie, le sultan mamelouk d'Égypte, Sayf Ad Din Qutuz, décide d'attaquer.
Pour les affronter, il demande une trêve et une aide logistique aux Croisés (Royaume de Jérusalem) qui la lui accordent, heureux de laisser se combattre deux mondes qui séparément peuvent les anéantir.
Surpris par l'audace des musulmans, Ketboga (chef mongol) se porte à leur rencontre : l'avant-garde mamelouke est chargée par le sultan d'attirer les Mongols dans le fond de la vallée d'Ain Djalout qu'il domine depuis les collines avec ses 35 000 hommes.
Mal renseigné, Ketboga donne dans le piège et commence à détruire cette avant-garde. Réalisant son erreur, il envoie sa cavalerie déborder l'aile gauche musulmane qui manque de se faire enfoncer.
Le combat dure toute l'après-midi et reste indécis jusqu'à ce que le sultan rejoigne la première ligne et galvanise ses troupes par sa présence.
Le nombre et la foi des Mamelouks leur donnent la victoire : c'est une des premières fois que les Mongols sont vaincus !
Les Mamelouks sont une troupe de mercenaires originaires d'Europe de l'Est et de Russie méridionale employée par le sultan : esclaves achetés à l’âge de 15 ans, ils sont affranchis dès leurs formations militaire et religieuse achevées afin de servir, (soldés !) dans les troupes du sultan.

3 septembre 1643 : bataille navale de Carthagène (au large de l'Espagne - Méditerranée)
L'amiral français Jean Armand de Brézé détruit une flotte espagnole pendant la guerre de Trente ans, devant le port de Carthagène. Les épaves vont bloquer la base navale pendant un an.

3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.
L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but à peine caché est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'l vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin. L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie". L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.

3 septembre 1783 : à Versailles, au nom des rois Louis XVI et George III et en présence des représentants de l'Espagne, le comte de Vergennes et le comte de Manchester signent un traité qui met fin à la guerre d'Indépendance des Treize Colonies anglaises d'Amérique du Nord.
Le matin de ce même jour, Benjamin Franklin et John Jay, représentants des Insurgents américains, ont rencontré l'ambassadeur britannique David Hartley dans sa résidence parisienne, rue Jacob. Ils ont obtenu la reconnaissance par l'Angleterre de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.

3 septembre (22 août) 1883 : Décès à Bougival en Île-de-France de l’écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe Ivan Sergueïevitch Tourgueniev. Issu d’une famille aisée il fut élevé par une mère très autoritaire. Il vécut de 1838 à 1841 à Berlin avant de retourner à Saint-Pétersbourg puis de partir pour Londres et de s'installer à Paris. Fiodor Dostoïevski, qui le cite en épigraphe à sa nouvelle « Les Nuits blanches », le caricatura sous le nom de Karmazinov dans « Les Démons ». Son roman le plus célèbre est « Pères et Fils », qui met notamment en scène des nihilistes — dénomination qu'il popularisa — et auxquels il opposa le « héros positif ». Avec « Un mois à la campagne », « Les Eaux tranquilles » et « Premier Amour » Tourgueniev se plaça comme un des maîtres du réalisme romantique russe. Il se lia d’amitié avec de nombreux écrivains, comme Gustave Flaubert, Émile Zola, Victor Hugo, Guy de Maupassant, Alphonse Daudet, George Sand, Edmond de Goncourt, Prosper Mérimée, Alexandre Dumasou Jules Verne, ainsi qu’avec des musiciens et compositeurs. Ivan Tourgueniev était né le 9 novembre 1818 à Orel (à 350 km au sud de Moscou).

3 septembre 1939 : suite à l'agression de la Pologne, la Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne. Les hommes répondent sans joie mais avec détermination à l'ordre de mobilisation. Certains pacifistes manifestent néanmoins leurs réticences, tel le polémiste Marcel Déat, qui publie dans L'Oeuvre, en août 1939, un article intitulé : « Faut-il mourir pour Dantzig ? ».
Dans les mois précédents, sous la pression de l'opinion, Neville Chamberlain, Premier ministre de Sa Majesté Georges VI, et son secrétaire au Foreign Office Lord Halifax avaient dû mettre en sourdine leurs tentatives de conciliation avec Hitler et la politique d'apaisement illustrée par les accords de Munich.
La Wehrmacht ayant violé les frontières de la Pologne, Londres envoie un ultimatum à Berlin en suggérant une ultime conférence internationale ! Hitler dédaignant de répondre, la guerre est de facto déclarée à l'expiration de l'ultimatum, le 3 septembre à 11 heures.
Le Président du Conseil français Édouard Daladier et son ministre des affaires étrangères Georges Bonnet demandent au président de la République Albert Lebrun de déclarer à son tour la guerre au nom des engagements internationaux de la France (et sans consulter le Parlement). C'est chose faite à 17h.
Les troupes franco-anglaises, sous le commandement du général Maurice Gamelin (68 ans), ancien vainqueur de la Marne aux côtés de Joffre, ne profitent pas de ce que le front occidental est dégarni, la Wehrmacht étant presque toute entière occupée à envahir la Pologne. Les soldats se tiennent l'arme au pied derrière la ligne Maginot et traînent leur ennui, au grand désespoir des Polonais. C'est la « drôle de guerre », d'après une expression de Roland Dorgelès. Elle prendra fin dans des conditions tragiques le 10 mai 1940 avec l'invasion allemande.
Quelques heures à peine après cette déclaration, le sous-marin allemand U-30, commandé par le lieutenant Lemp coule par mégarde le paquebot britannique Athenia qui emmène 1400 civils fuyant vers le Canada.
Le blackout à bord du paquebot ainsi que sa route rapide et zigzagante induisent Lemp en erreur. Lorsqu'il réalise sa bévue, il quitte la zone du naufrage. 118 victimes. Ce sont les premières de la guerre.
La Kriegsmarine nie toute responsabilité, n'ayant pas reçu de compte rendu de Lemp et imagine même une provocation britannique.

3 septembre 1943 : évasion du général de Lattre de Tassigny (Riom).
Fidèle au maréchal Pétain jusqu’à ce que les Allemands envahissent la zone Sud, de Lattre se rebelle et est condamné à 10 ans de prison par Vichy. Même si les conditions de sa détention sont très confortables, il s’évade pour rejoindre Londres. Son évasion ayant probablement été permise par des cadres de Vichy, un simulacre d’évasion clandestine a été organisé et rendu public pour protéger les complicités internes.
Voir la biographie d'Ivan Cadeau pour passer en revue les différentes hypothèses.

3 septembre 1943 : reddition italienne (Syracuse – Sicile).
Signature secrète de l’armistice sans conditions de l’Italie face aux Américains et Britanniques.
Elle ne sera rendue publique que 5 jours plus tard. Les Allemands prennent immédiatement le contrôle des points stratégiques en Italie, notamment la ligne Gustav.

3 septembre 1964 : contrat entre Matra et Hawker Siddeley.
Conception du missile franco-britannique Martel (air-mer ou air-radar).
C’est l’un de ces missiles (tiré par 1 Jaguar) qui en 1987 détruisit le radar sol-air de la base de Ouadi doum tenue par les Libyens au Tchad

3 septembre 2004 : fin sanglante de la prise d’otages de Beslan (Russie).
Un groupe de terroristes internationaux à la solde de l’indépendantiste tchétchène Chamil Bassaiev retient en otages plus de 1000 parents et enfants de l’école N°1 de Beslan, depuis le 1er septembre.
Une explosion d’origine indéterminée survenant alors qu’une équipe médicale s’apprête à relever les cadavres de la première fusillade (01/09) déclenche l’assaut des forces de l’ordre. Plus de 330 civils sont tués (pour moitié des enfants), victimes des combats sans pitié entre les combattants.
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MessageSujet: chroniques du 4 septembre   Lun 3 Sep - 19:56

4 septembre 1774 : découverte de la Nouvelle Calédonie (Pacifique Sud).
Le navigateur britannique James Cook découvre une terre qu’il baptise New Caledonia. Ces iles ne deviennent françaises qu’en 1853.

4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.
Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés, les royalistes du club de Clichy et le Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La « démocratie » en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donnent pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat. La république finit comme elle a commencé !
Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est donc sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.

4 septembre 1850 : Testament de Louis-Philippe déposé aux Archives nationales de France.
Lorsque le testament du Roi fut ouvert, on y trouva cette page, datée de mai 1849...
« Fasse le Ciel que la lumière de la vérité vienne enfin éclairer mon pays sur ses véritables intérêts, dissiper les illusions qui ont tant de fois trompé son attente, en le conduisant à un résultat opposé à celui qu’il voulait atteindre. Puisse-t-elle le ramener dans ces voies d’équité, de sagesse, de morale publique et de respect de tous les droits, qui peuvent seules donner à son gouvernement la force nécessaire pour comprimer les passions hostiles et rétablir la confiance par la garantie de sa stabilité ! Tel a toujours été le plus cher de mes vœux, et les malheurs que j'éprouve avec toute ma famille, ne font que le rendre plus fervent dans nos cœurs. »

4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries. Ils préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.
Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.

4 septembre 1911 : Garros bat le record du monde d’altitude en avion.
Détenu jusque-là par le capitaine Julien Félix avec 3490 m, le record est battu par Roland Garros (bientôt lieutenant) qui atteint avec son Blériot XI de 50 ch, l’altitude de 3910 mètres.

4 septembre 1916 : catastrophe du tunnel de Tavannes (Verdun).
Servant de dépôt de munitions, dortoir et état-major, les 1200 mètres du tunnel ont été sommairement aménagés et sont surpeuplés. Lors d’un ravitaillement à dos d’ânes, le chargement de l’un des animaux prend feu pour une raison indéterminée et déclenche une explosion qui tue entre 500 et 800 personnes. L’incendie dure 2 jours. Les secours sont empêchés par les tirs allemands.

4 septembre 2016 : Canonisation de mère Teresa de Calcutta.  « Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l'inscrivons parmi les saints, en décrétant qu'elle soit vénérée en tant que telle par toute l'Eglise », a déclaré le pape François, en prononçant la "formule de canonisation" rituelle. Le pape a procédé le dimanche 4 septembre 2016 à la canonisation de Mère Teresa, lauréate du prix Nobel de la paix en 1979 qui a consacré sa vie au service des plus pauvres et des plus démunis en Inde.
Les pèlerins avaient commencé à arriver aux premières heures du jour sur la place Saint-Pierre, au Vatican, où au moins 100.000 personnes étaient attendues pour la messe de canonisation qui a débuté à 10h30. "Tout ce qu'elle a fait a servi d'exemple pour le monde entier", déclarait Massimiliano D'Aniello, un lycéen italien de 17 ans arrivé parmi les premiers sur la place. "Elle a montré que nous ne pouvons pas tous tout faire, mais que de petits gestes faits avec tellement d'amour sont le plus important." Née en 1910 dans une famille albanaise en Macédoine, qui appartenait alors à l'empire ottoman, la "sainte des bidonvilles de Calcutta" est morte en 1997 à l'âge de 87 ans.
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MessageSujet: chroniques du 5 septembre   Mar 4 Sep - 23:55

5 septembre 1187 : naissance de Louis VIII « le Lion », Roi de France.
Louis VIII de France, dit Louis le Lion, est Roi de France de 1223 à 1226. Il est le fils de Philippe II dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut. Marié à Blanche de Castille, elle lui donne 13 enfants dont neuf survivent au-delà d'un an, dont le futur Saint Louis. Il est surnommé « le Lion », car en 1214, pendant que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, Louis acquiert une grande renommée en remportant sur Jean sans Terre, le roi d'Angleterre, une importante victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou Voir la chronique du 2 juillet. Louis VIII meurt le 8 novembre 1226 à Montpensier.

5 septembre 1638 : naissance du futur roi Louis XIV (Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye).
Fils de Louis XIII et Anne d’Autriche. Prénommé Louis Dieudonné en raison du caractère improbable de sa naissance puisqu’il nait après 22 ans de mariage. (Cf. Chronique du 15 aout).

5 septembre 1661, le ministre des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est arrêté sur ordre du roi par d'Artagnan et ses mousquetaires.
Fils d'un armateur breton, Fouquet a redressé les finances de la France après les troubles de la Fronde et il en a profité pour beaucoup s'enrichir. Énivré par ses succès, il s'est donné pour devise : « Usque non ascendam » (Jusqu'où ne monterai-je pas ?).
Or, depuis la mort de Mazarin, quelques mois plus tôt, le jeune roi Louis XIV (23 ans) n'a plus envie de déléguer à autrui la direction du pays. Colbert, un ministre jaloux de Fouquet, dénonce au roi ses malversations et le met en garde contre sa puissance. Le roi s'indigne « qu’un homme puisse se rendre l'arbitre souverain de l’État ». Inconscient du danger, Nicolas Fouquet donne une fête somptueuse en son château de Vaux-le-Vicomte, où il a réuni les plus grands talents de son époque : Molière, La Fontaine, Corneille, le décorateur Le Brun, l'architecte Le Vau, le jardinier Le Nôtre, le maître d'hôtel Vatel... Le roi se sent humilié par le luxe tapageur de son ministre et quitte la fête sans en attendre la fin. Il donne peu après l'ordre d'arrêter Fouquet.
Après trois ans de procédure, Fouquet est condamné au bannissement. Louis XIV usera exceptionnellement de son droit pour aggraver la peine. C'est ainsi que le financier et mécène finira sa vie dans la forteresse de Pignerol, dans les Alpes.

5 septembre 1670 : Bossuet est nommé précepteur du Grand Dauphin Louis, le fils de Louis XIV.
Le prélat rédige pour son royal élève des grammaires française et latine, un Traité des causes, une Logique, une Morale, un livre d'initiation à la philosophie, De la connaissance de Dieu et de soi-même, une Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte. Il donne également une Histoire de France, objective, dénonçant la Saint Barthélemy. D'ailleurs, il compte sur l'histoire pour éduquer le Grand Dauphin dans l'art de "conduire les affaires". Il en tire une synthèse très élaborée intitulée Discours sur l'histoire universelle. Dans sa Politique tirée de l'Ecriture sainte.

5 septembre 1781 : bataille navale de la baie de Chesapeake (Amérique du Nord).
L’amiral de Grasse bat l’amiral Hood qui tente de forcer le blocus de Yorktown et ouvre la route vers l’indépendance américaine.

5 septembre 1798 : origine de la conscription en France.
La loi « Jourdan » du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) précise que « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte fondateur de la conscription et du service militaire moderne, en remplacement de la réquisition.

5 septembre 1860 : débarquement franco-britannique au Liban (Beyrouth).
Afin de protéger les populations chrétiennes de la région, l'empire français reçoit mandat des nations européennes pour intervenir contre la Syrie et sanctionner le massacre de 100 000 chrétiens. Ce mandat international s’inscrit dans la longue tradition de protection par la France des Chrétiens d’Orient qui trouve ses racines dans les Capitulations signées par Soliman le Magnifique et François Ier (1528) et celles signées par Henri IV et Ahmet Ier (1604).

5 septembre 1863 : essai du premier sous-marin français (Rochefort).
Le sous-marin le plongeur a été conçu par le CV Siméon Bourgeois.

5 septembre 1877 : mort de Tasunka Witko alias Crazy Horse.
« En 1876, Sitting Bull convie les autres chefs Lakotas à engager la lutte contre les américains colonisant leurs terres contrairement aux promesses du traité de Fort Laramie de 1868. A la suite de sa reddition de mai 1877, il est contraint de vivre avec son peuple dans une réserve. Les américains, n’ayant pas confiance en lui, tentent de le piéger en le conviant à une entrevue avec le général Crook. Voyant les barreaux de la pièce, Crazy Horse se débat et un de ses anciens lieutenants le poignarde. Il meurt dans la soirée des suites de ses blessures ».  Sur la vie de Crazy Horse, lire l'ouvrage de Mari Sandoz qui retrace son parcours de son enfance à sa mort grâce aux nombreux témoignages recueillis auprès de lakotas contemporains de Crazy Horse. Lire aussi les mémoires du capitaine de cavalerie John G Bourke qui a rencontré Crazy Horse

5 septembre 1914 : Charles Péguy, écrivain français, meurt au combat, à Villeroy.
Né le 7 janvier 1873 à Orléans, Péguy est un écrivain français. Il a aussi écrit sous les noms de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Également essayiste et poète, il est un artiste engagé. D'abord socialiste, anticlérical et dreyfusard, il finit par se convertir et devenir militant catholique, conservateur et royaliste. Lieutenant de réserve, il combat dès le début de la Première Guerre mondiale et meurt au début de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914, alors que sa femme est enceinte.

5 septembre 1917 : mort au combat du lieutenant de Camondo (Leintrez - Meurte et Moselle).
Le Farman F 40  (escadrille F33) du lieutenant Nissim de Camondo est abattu. Son observateur, le sous-lieutenant Luis des Essart et lui-même sont tués. Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, banquier juif d'origine ottomane et d'Irène Cahen d'Anvers (la "fillette aux rubans bleus" du célèbre tableau de Renoir), mobilisé au 2e puis 3e régiment de Hussards puis transféré à l'escadron à pied du 21e régiment de Dragons pour combattre dans les tranchées, rejoint l'aviation en janvier 1916, d'abord comme observateur-photographe puis comme pilote à l'escadrille F33. Croix de guerre (deux palmes, 5 étoiles), Légion d'honneur,  5 citations dont deux à l'ordre de l'armée.  Son père fait don en 1934, peu avant sa mort, de l'hôtel familial du Parc Monceau et de ses collections à l'État pour en faire le Musée Nissim-de-Camondo. La sœur de Nissim, Béatrice, épouse Léon Reinach. Sous l'Occupation, dénoncée avec son mari et ses deux enfants par un passeur alors qu'ils tentaient de fuir en Espagne, elle est déportée avec eux à Auschwitz (convoi 62 du 20 novembre 1943 de Drancy). Pas de survivant.
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MessageSujet: chroniques du 6 septembre    Mer 5 Sep - 23:40

6 septembre 1566 : mort de Soliman le Magnifique (Hongrie).
Il a incarné le plus long règne de l’empire ottoman (46 ans).

6 septembre 1669 : fin du siège de Candie (Héraklion – Crète).
Assiégée depuis 1648 par les troupes ottomanes, la ville de Candie appartenant à la République de Venise depuis 4 siècles finit par se rendre. C’est le départ du contingent français (Août 1669) qui oblige Francesco Morosini (chef des forces terrestres et futur Doge de Venise) à négocier. Le prestige de ce dernier est si grand auprès des Ottomans qu’il obtient beaucoup de compensations (cf. chronique du 6 janvier 1694).

6 septembre 1683 : Décès de Jean-Baptiste Colbert né le 29 août 1619 à Reims, à Paris, qui est un des principaux ministres de Louis XIV. Contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.
Il entre au service du roi à la mort de son protecteur Mazarin, incite Louis XIV à disgracier son rival Nicolas Fouquet. Inspirateur et promoteur d'une politique économique interventionniste et mercantiliste (ultérieurement désignée sous le vocable de colbertisme) il favorise le développement du commerce et de l'industrie en France par la création de fabriques étatiques. Il passe pour s'être inspiré des idées de Barthélemy de Laffemas, économiste et conseiller d'Henri IV. Laffemas avait en particulier développé le commerce colonial et l'industrie textile, les deux secteurs auxquels Colbert s'est particulièrement consacré pour devenir à son tour l'éminence grise du royaume.

6 septembre 1757 : Naissance de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « La Fayette », au château de Chavaniac, paroisse de Saint-Georges-d'Aurac (province d'Auvergne, actuellement Chavaniac-Lafayette dans la Haute-Loire) et mort le 20 mai 1834 à Paris (ancien 1er arrondissement), est un noble d'orientation libérale, officier et homme politique français.
Nommé général par George Washington, Lafayette a joué un rôle décisif aux côtés des Américains dans leur guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial britannique et en particulier lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781. Lafayette a aussi œuvré à l'émergence en France d'un pouvoir royal moderne, avant de devenir une personnalité de la Révolution française jusqu'à son émigration, son arrestation et sa mise en prison pour cinq ans en 1792. Lafayette fut aussi un acteur politique majeur des débuts de la monarchie de Juillet. Surnommé le « héros des deux mondes », il est l'un des huit citoyens d'honneur des États-Unis d'Amérique.
Après la révolution de 1789, La Fayette décide de signer tous ses courriers d'un « Lafayette » en un seul mot, en réaction contre le système nobiliaire. C'est aussi la graphie utilisée par ses contemporains jusqu'à sa mort.

6 septembre 1834 : création officielle des régiments de Spahis (Algérie).
Recrutement nord-africain de la troupe, encadrement français. Nom d’origine persane désignant les cavaliers ottomans. Aujourd’hui, seul subsiste le 1er régiment de Spahis (Valence).

6 septembre 1891 : bataille de Dabadougou (actuelle Guinée)
Durant la lutte contre le chef de guerre Samory Touré, le lieutenant Mangin, à la tête de son peloton de Spahis (basé à Kankan), permet à sa compagnie d'échapper à une destruction certaine. Assaillis par la valeur d'un bataillon sofas (guerriers malinkés), les tirailleurs sénégalais résistent vaillamment durant toute une journée aux assauts répétés des Sofas. Les charges des Spahis de Mangin dégagent les sections les plus exposées (Mangin a son cheval tué sous lui). L'ennemi étant plus nombreux et particulièrement motivé, la compagnie doit se replier derrière la dangereuse rivière de Kolenfi. C'est à nouveau le lieutenant Mangin, excellent nageur, qui après avoir franchi le cours d'eau particulièrement périlleux, tend un câble permettant d'évacuer tout le monde. Le retrait s'effectue en bon ordre et sous le feu des Sofas.  Lire : Au Niger - Récits de campagne 1891-1892 par le LCL Etienne Peroz.

6 septembre 1900 : Naissance de Julien Green, né Julian Hartridge Green à Paris des parents états-uniens. Converti au catholicisme suivant la mort de sa mère en 1916, la plupart des livres de ce croyant pratiquant traitent des problèmes de la foi et de la religion ainsi que de l'hypocrisie. Il recueillit la tradition sudiste de sa famille maternelle. Julien Green fut le premier non-français élu à l'Académie française le 3 juin 1971, au fauteuil 22, succédant à François Mauriac. Sa réception officielle eut lieu le 16 novembre 1972. Il se déclara démissionnaire de l'Académie en 1996 mais celle-ci ne lui choisit aucun successeur avant sa disparition. Traditionaliste en matière de religion, il fut consterné par l'imposition de la nouvelle messe en 1970 et par les changements abusifs de la réforme post-conciliaire. À part son « Journal » en dix-neuf volumes (qui couvre la période 1919-1998), il faut mentionner parmi ses œuvres : « Léviathan », « Épaves », « Si j'étais vous », « L'Autre », « Ce qu'il faut d'amour à l'homme », « Frère François », « Les Pays lointains » et « Dionysos ». Julien Green est le père adoptif de l'écrivain Éric Jourdan qui lui resta filialement fidèle jusqu'à sa mort.

6 septembre 1914 : début de la première bataille de la Marne.
Les armées françaises sont en repli constant depuis le 22 Août  devant l’application réussie du Plan Schlieffen. Pour arrêter l'avance allemande, le général Joffre ordonne un sursaut  et si besoin de  "se faire tuer sur place plutôt que de reculer", l'avenir du pays étant en jeu. Un gigantesque coup d'arrêt (sur 300 km) est préparé de Senlis à Verdun.  De plus, Joffre ayant décelé dans le mouvement enveloppant de l'ennemi, un décalage entre la 1ère et la 2ème armée allemande, il tente de s'y engouffrer, obligeant von Molke à se réorganiser sur l’Aisne à partir du 10 septembre. Les historiens estiment aujourd'hui que la célèbre mobilisation des taxis parisiens par le général Gallieni pour transporter en urgence 5500 soldats sur l'Ourcq a certes contribué à la victoire mais rend difficilement compte de la volte-face générale sur le front et surtout de l’esprit combattif incroyable qui la permet. Pour la petite Histoire : C’est durant cette bataille que meurt l’adjudant Alfred Mayssonnié (Meuse) comme à vrai dire plusieurs milliers d’autres combattants. Demi de mêlée et ouvreur du Stade Toulousain, Mayssonnié est sélectionné 3 fois en équipe de France dont une fois pour le premier match du Tournoi des Cinq Nations (1910). Servant au 259è Régiment d’infanterie de Foix, il est tué (à 30 ans) lors de la première bataille de la Marne entre Osches et Ippécourt.

6 septembre 1991 : cessez-le-feu au Sahara Occidental.
« À la suite de la signature du Settlment Plan, le 24 mai 1991, le Secrétaire Général des Nations Unies propose la date du 6 septembre pour la mise en place du cessez-le-feu. Malgré l’accord du Maroc et du Front POLISARIO, les divergences demeurent et mettent à mal les préparatifs de la phase de transition vers le référendum. Fin août, le Maroc effectue un raid sur la plaine de Tifariti afin de figer la menace au plus bas. La date du 6 marque le début effectif du mandat de la MINURSO, dont la première mission est de veiller au respect du cessez-le-feu ». CNE Jean-Baptiste P.
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MessageSujet: chroniques du 7 septembre   Jeu 6 Sep - 23:33

7 septembre 1191 : bataille d’Arsouf (Palestine).
Lors de la 3e croisade, Richard Cœur de Lion défait Saladin, dont les forces le harcelaient sur sa route entre Césarée et Jaffa.
Progressant le long de la côte afin de préserver son soutien logistique assuré par la flotte naviguant au même rythme, Richard parvient à retenir ses impétueux chevaliers afin qu’ils ne tombent pas isolément dans le piège des fuites simulées par les Musulmans. Il balaye ensuite par une charge de cavalerie massive, l’armée de Saladin sans toutefois parvenir à l’empêcher de se replier. Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés, ni par le harcèlement, ni par la bataille, voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il a été légèrement blessé à l’épaule d’un coup de lance donné par Richard lors de la bataille. De plus sa situation tactique à Ascalon et à Jérusalem est critique.
Malheureusement pour la croisade, Richard Cœur de Lion, craignant une nouvelle ruse, n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, laissant aux Musulmans le temps de se réorganiser à l’intérieur des terres.

7 septembre 1303 : arrestation du pape Boniface VIII par les hommes de Philippe IV le Bel.
Les livres d'histoire que l'on trouvait dans les écoles françaises, il y a encore 20 ans, parlaient des tensions entre le Roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII. Ce dernier y était souvent décrit comme d'un caractère et d'un orgueil démesurés, voulant mettre les rois et empereurs sous son autorité.

7 septembre 1565 : fin du siège de Malte (Méditerranée).
La flotte musulmane de Mustafa Pacha envoyée en mai 1565 par Soliman pour prendre la dernière retraite des chevaliers de Saint-Jean, lève l'ancre.
lire à ce sujet : http://archedescombattants.forumactif.com/t56-siege-de-malte

7 septembre 1341 : par l'arrêt de Conflans-Sainte-Honorine le Roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois, duc de Bretagne.
La guerre de Succession de Bretagne éclate aux débuts de la guerre de Cent Ans, entre Charles de Blois, partisan du Roi de France Philippe VI, et Jean de Montfort, partisan du roi Édouard III d'Angleterre, prétendant à la couronne de France. Philippe VI de Valois officialise son appui en faveur de Charles de Blois par un arrêt de la Cour des Pairs à Conflans, le 7 septembre 1341. Jean de Montfort, remportant le duché de Bretagne, le Roi de France envoie alors son fils, Jean Le Bon, avec une armée de 5000 hommes.

7 septembre 1812 : Bataille de la Moskova opposant la Grande Armée commandée par Napoléon Ier à l’armée impériale russe menée par le feld-maréchal Mikhaïl Koutouzov. Elle eut lieu à proximité du village de Borodino, à 117 verstes (125 kilomètres) de Moscou. Qualifié de « bataille des géants », elle fut la plus importante et la plus sanglante bataille de la campagne de Russie, impliquant plus de 250 000 hommes pour des pertes estimées à 70 000 hommes. Il s’agit d’une victoire pyrrhique des Français, lesquels, même ayant remporté la victoire qui les fraya le chemin de Moscou, n’en obtinrent aucun avantage. Lorsqu’ils entrèrent dans l’ancienne capitale de l’Empire russe, ils la trouvèrent presque déserte (deux tiers de la population l’avaient évacuée) et ravagée par le feu. Occupant une ville en ruines, sans avoir reçu la capitulation russe, face à une manœuvre de l'empereur Alexandre Ier le poussant à quitter Moscou, Napoléon finit par entamer la longue et désastreuse retraite de la Grande Armée deux mois après Borodino.

7 septembre 1876 : Naissance du révérend père Bottier à La Ferté-Saint-Cyr dans le Loir-et-Cher, il est ordonné prêtre en 1899 malgré de fortes migraines chroniques, il est d'abord professeur au collège de Pontlevoy avant que sa vocation de missionnaire ne le fasse entrer dans la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritain), ordre séculier qui agit en Afrique de l'Ouest.
En 1903, il est vicaire à la Paroisse Saint-Louis du Sénégal, où il fonde un patronage pour s'occuper des enfants, tient une revue, L'Écho de Saint-Louis et dirige une chorale. Après un passage chez les Trappistes de Lérins, il revient à Dakar en tant que Vicaire Général et lève des fonds pour la construction de la Cathédrale du Souvenir Africain.
En 1914, il se porte volontaire pour servir comme aumônier militaire au sein du 26e Régiment d'Infanterie. Il sera décoré de la Légion d'Honneur pour faits de bravoure. En 1918, chose étonnante pour l'époque, il fonde avec Georges Clemenceau, franc maçon anticlérical, l'Union des Combattants. Mais la grande œuvre de sa vie est la Fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil, œuvre sociale destinée à l'accueil et à l'insertion de jeunes en difficulté. Le Père Brottier meurt le 28 février 1936 et est béatifié par le Bienheureux Pape Jean-Paul II, le 25 novembre 1984.

7 septembre 1914 : mort au combat du caporal René Dantigny (Vaubecourt, Meuse).
Avant-guerre, il remporte les championnats de France du 800 mètres en 1913 et 1914, devant Jean Bouin, qui lui aussi disparaît lors du conflit.
Mobilisé au 82e Régiment d’infanterie de Montargis, il est tué à l’ennemi lors de la première bataille de la Marne.

7 septembre 1923 : création d’INTERPOL (Vienne – Autriche).
Reconnue comme organisation intergouvernementale par l’ONU en 1971, l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC) compte aujourd’hui 190 pays membres et admet 4 langues officielles : français, anglais, espagnol et arabe. Durant la Seconde guerre mondiale, elle est passée sous contrôle nazi (notamment celui d’Heydrich et de Kaltenbrunner) si bien qu’en 1946, l’organisation est recréée à l’initiative de pays européens dont la France. Depuis, son siège s’est toujours trouvé en France : initialement à Paris et depuis 1989, à Lyon.

7 septembre 1940 : début du Blitz (Londres).
Premier raid allemand sur Londres : 448 morts.

7 septembre 1987 : Le dispositif Épervier abat un Tupolev.
Un peu avant 07h00 du matin, les radars du dispositif Épervier détectent qu’un Tupolev 22 libyen vient de franchir sans autorisation la frontière entre le Tchad et la Libye et fonce sur N’Djaména.
Le 403e régiment d’artillerie tire un missile Hawk qui atteint le Tupolev de plein fouet. Pour mémoire, un Tupolev 22 fait 42 m de long et 23m d’envergure. L’analyse de l’épave révèle que les soutes étaient ouvertes au moment de l’impact du missile et pleines de bombes à fragmentation.
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MessageSujet: chroniques du 8 septembre   Sam 8 Sep - 0:30

8 septembre 1157 :  Naissance de Richard 1er Cœur de Lion.
Richard Ier Cœur de Lion, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, duc d’Aquitaine, comte du Maine, comte d’Anjou, né le 8 septembre 1157 au palais de Beaumont à Oxford (Angleterre), mort le 6 avril 1199 lors du siège de Châlus (France). Fils de Henri II d'Angleterre, ou Plantagenêt, et d'Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé en France à la cour de sa mère, dont il devient l'héritier à l’âge de onze ans. Après la mort de son frère aîné, il devient aussi l'héritier de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l’Anjou, la Normandie, le Maine. Pendant son règne, il ne passera que quelques mois dans le royaume d'Angleterre et utilisera toutes ses ressources pour partir en croisade, puis défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était pourtant auparavant allié contre son propre père.
Ce fut également un grand assassin qui fit beaucoup de mal à la cause croisée. Un 20 aout 1187 il donne l'ordre de massacrer 2700 soldats prisonniers et leurs familles au motif qu'il n'ont pas payé leur rachat. Son comparse Conrad de Montferrat est exécuté par les Haschischins (assassins, qui sont les ancêtres des fédayins) envoyés par le "Vieux de la montagne" Hassan al Sabbah fondateur de la secte des ismaéliens.

8 septembre 1429 : Jeanne d’Arc est blessée lors du siège de Paris.
Accompagnée du duc d’Alençon ainsi que des maréchaux Jean de Brosse de Boussac et Gilles de Rais, ils attaquent la porte Saint-Honoré. Des couleuvrines les appuient depuis la butte Saint-Roch. Jeanne est touchée par un carreau à la cuisse tandis qu’elle tente de franchir le fossé devant la porte. Évacuée à La Chapelle, sa base de départ, l’ordre de repli est donné quelques heures plus tard.
Une plaque commémorative est apposée au n°161-163 de la rue Saint-Honoré.

8 septembre 1494 : débarquement et bataille de Rapallo (Italie).
Le futur Louis XII fait débarquer ses troupes à Rapallo en les appuyant depuis la mer. Il conquiert ensuite Gênes permettant l’entrée du gros de l’armée française dans la péninsule. Ce serait l’une des premières opérations de débarquement interarmées connue de l’histoire.

8 septembre 1514 : bataille d'Orcha (actuelle Biélorussie).
Le grand-duché de Moscou tente d'envahir la Lituanie mais se fait battre de manière très nette par l'alliance du grand-duché de Lituanie et du royaume de Pologne.

8 septembre 1855 : prise de la redoute de Malakoff (campagne de Crimée).
Le général de Mac Mahon mène lui-même les colonnes d’assaut des zouaves au combat et met fin à l'interminable siège de Sébastopol, ainsi qu’à la meurtrière campagne de Crimée, qui a vu pour la première fois (depuis plusieurs siècles) s'allier la France (Napoléon III) et l'Angleterre, aux côtés de la Turquie et de la Savoie face à la Russie (Nicolas Ier). Pour la petite histoire, la légende raconte que le commandant du corps expéditionnaire, le général Pélissier, s’inquiétant de voir son subordonné trop exposé lui aurait enjoint à plusieurs reprises de se retirer, ce à quoi Mac Mahon lui aurait finalement répondu par télégraphe : « J’y suis, j’y reste ! ».
Les Russes en se retirant de la redoute l’avait minée et s’apprêtaient à la faire exploser avec Mac Mahon et ses forces d’assaut lorsque les sapeurs français en creusant pour améliorer les défenses des zouaves ont fort heureusement mais involontairement coupé les lignes de mise à feu russes.
NB : le général puis Maréchal Mac Mahon sera en 1873 un des premiers présidents de la République française.

8 septembre 1894 : Décès du grand physicien allemand Hermann von Helmholtz.
L'une des figures marquantes de la science allemande du milieu du XIXe siècle, Hermann-Ludwig-Ferdinand von Helmholtz s'illustra principalement dans les domaines de la médecine et de la psychologie. Son Traité d'optique physiologique transforma la compréhension du phénomène de la vision grâce l'intégration de l'étude des dimensions physiques et psychologiques de celle-ci. Il mit de l'avant l'idée d'un rôle important de la connaissance dans la perception. Helmholtz fournit également une explication du mécanisme de l'"accommodation" de l'oeil, inventa l'ophthalmoscope et le téléstéréoscope et réactualisa la théorie des trois couleurs exposée par Thomas Young en 1801. Il fut une source d'inspiration pour bien des savants allemands, parmi lesquels Heinrich Hertz, le découvreur des ondes radio, qui fut son étudiant.

8 septembre 1914 : apparition de Notre Dame à Paris.
Le 8 septembre 1914, à 10 heures du matin, à l'intérieur de la chapelle Notre-Dame des Armées, à Versailles, la Mère de Dieu apparaît à Marcelle Lanchon, 23 ans à l'époque, future religieuse sous le nom de sœur Marie-France :
"Si, en union avec mon divin Fils, j'aime toutes les nations qu'il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l'on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu'on m'invoque sous le vocable de Reine de France. Si l'on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d'abondantes bénédictions." Puis elle se mit à prier Jésus-Christ : "Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu'elle n'a jamais cessé de m'aimer."
Le 8 septembre 1914, est aussi le jour où a lieu ce que l'on a appelé « le miracle de la Marne ».

8 septembre 1917 : fin de la bataille de Marasesti (Roumanie).
À partir du 6 août, les armées allemandes du général von Mackensen tentent de percer le front entre la rivière Siret et les Carpates dans l’Est de la Roumanie. Face à elles, le général Grigorescu résiste avec la 1re Armée roumaine sur la petite partie de territoire encore souveraine. La progression des allemands est minime et le front résiste. À noter que l’armée roumaine bénéficie d’une assistance militaire française sous les ordres du général Berthelot. Ce dernier a initié une réorganisation, un changement de doctrine, et un rééquipement à partir de matériel français. La bataille est considérée comme le Verdun roumain.
Aujourd’hui à Marasesti, un mausolée abrite le corps du général Grigorescu ainsi que les restes de 6 000 soldats morts durant cet engagement.
Sur Berthelot en Roumanie, lire l’ouvrage de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.

8 septembre 1923 : catastrophe maritime américaine (Honda point - Californie).
Après des manœuvres au large de San Francisco, 14 destroyers américains font route au Sud, en longeant la côte californienne  pour rejoindre leur base à San Diego. Naviguant à 20 nœuds et en colonne, ils se fient au navire de tête qui malgré le brouillard ne ralentit pas sa cadence, y compris lorsqu'il vire à bâbord croyant emprunter le chenal de Santa Barbara. Il s'échoue sur la côte.
Le commandant échoué pense avoir heurté une île et non la côte, estimant mal, à nouveau, sa position. Il ordonne aux navires qui le suivent de virer pour pense-t-il éviter l'île, mais les envoie sans le savoir sur la côte. La moitié du convoi s'échoue. 23 marins disparaissent.

8 septembre 1941: début du siège de Leningrad.
Les rives du lac Ladoga sont atteintes par les troupes du général von Leeb malgré le freinage de la 1ère division blindée russe et un siège de 872 jours débute.

8 septembre 1943 : opération Starkey (au large de Calais).
Exercice naval allié ayant une triple vocation : préparer réellement le débarquement en Normandie (Overlord). Faire croire que c’est une véritable opération et ancrer dans l’esprit des Allemands que c’est autour de Calais (et non pas en Normandie) que le débarquement aura lieu. Fixer en France un maximum de troupes ennemies alors que l’effort allié a lieu en Sicile et en URSS à ce moment-là.

8 septembre 1944 : première V2 sur Paris.
La première V2 ou Vergeltungswaffe (Vengeance) est lancée depuis la Belgique par les Allemands contre Paris (Maisons-Alfort). La V2 est l’ancêtre des missiles balistiques et des lanceurs spatiaux. L’impact de cette arme, comme la V1, est d’ordre psychologique. La V1 et la V2 ont alimenté la propagande de Joseph Goebbels, mais ne permettront pas de changer l’issue de la guerre.

8 septembre 1951 : signature du traité de paix de San Francisco.
Le Japon, 6 ans après sa capitulation, signe un traité de paix avec ses ex-ennemis. Il s’engage à payer des compensations aux pays occupés (Birmanie, Philippines, Indonésie et Viet Nam) et reconnait l’indépendance de la Corée, la perte de l’actuelle Taiwan, les îles Kouriles et Pescadores. L’URSS et la Chine populaire ne signent pas en raison de différends concernant les îles Kouriles et les iles Spratley. Différend toujours d’actualité.

8 septembre 1961 : attentat contre le président de Gaulle (Pont-sur-Seine - Aube).
Un groupuscule proche de l'OAS fait exploser un véhicule au passage de la voiture présidentielle. L’engin explosif voit ses effets réduits par une trop longue exposition à l’humidité et ne commet que des dégâts matériels. Il semble que Germain, l’instigateur de l’attaque, soit en réalité Jean-Marie Bastien-Thiry, l’homme de l’attentat du Petit-Clamart (22 août 1962).

8 septembre 1975 : évacuation de ressortissants à Anjouan (Comores).
Le TCD Ouragan avec, entre autres, le commando Trepel évacuent des ressortissants français mis en danger par les coups de main qui suivent la déclaration d’indépendance de l’État comorien (6 juillet 1975).

8 septembre 1994 : les Alliés quittent Berlin.
Après 49 ans d'occupation de la ville, les Alliés quittent Berlin. Divisée en 4 secteurs d'occupation (US, GB, F et URSS), juste après la Seconde Guerre Mondiale, l’ancienne capitale du Reich devient le symbole de l'affrontement Est-Ouest naissant. En 1948, les soviétiques tentent vainement d'asphyxier la zone ouest au cours d'un blocus de plusieurs mois. En août 1961, la construction du "mur de la honte" débute, partageant en deux, non seulement Berlin mais toute l'Europe.  28 ans plus tard, le 9 novembre 1989, le mur tombe entrainant la réunification de l'Allemagne (1990) et la chute du bloc soviétique (1991). Berlin est à nouveau capitale de l’Allemagne.
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MessageSujet: chroniques du 9 septembre   Sam 8 Sep - 21:20

9 septembre 1087 : Décès de Guillaume le Conquérant à Caen.
Aussi bel ouvrage d'art qu'instrument primitif de communication politique, une célèbre tapisserie, dite "Tapisserie de Bayeux" raconte une épopée. Cette broderie longue de soixante-dix mètres célèbre la conquête en 1066 de l'Angleterre par Guillaume le conquérant, duc de Normandie, arrière-arrière petit-fils de viking. Ce que la tapisserie ne raconte pas, ce sont les origines du futur monarque anglais. Car avant de devenir duc, conquérant puis roi, Guillaume fut d'abord un descendant de ces illustres hommes du nord de l'Europe que l'on nommait vikings.

9 septembre 1585 : naissance de Richelieu (Paris).
Armand Jean du Plessis de Richelieu est tout à la fois évêque, homme d’État et chef de guerre. Devenu principal ministre de Louis XIII en 1624, il remet aux ordres du roi la noblesse indisciplinée du pays (lutte contre les tentatives de coup d’État, répression des duels,…), bat les rebellions protestantes (siège de La Rochelle), sécurise les frontières, développe une Marine permanente, crée l’Académie française, et d’une manière générale redore le blason français que la période de la régence avait contribué à ternir. La réputation sulfureuse que lui ont fait ses ennemis à sa mort a été prolongée jusqu’à nos jours par des œuvres romanesques ne rendant pas justice à l’action et la mémoire d’un des plus grands serviteurs du bien commun.
Lire la biographie qu’Arnaud Teyssier lui consacre, Richelieu, l’aigle et la colombe.

9 septembre 1715 : Départ de Louis XV de Versailles pour Vincennes et transfert du corps de Louis XIV de Versailles à l'abbaye de Saint-Denis
A 14 heures, Louis XV part de Versailles pour Vincennes conformément aux volontés du feu Roi. Il est accompagné par M. le duc d’Orléans et par la duchesse de Ventadour, sa gouvernante, qui sont dans le fond du carrosse avec le Roi ; par le duc du Maine et le maréchal de Villeroy sur le devant du carrosse ; et par le comte de Toulouse à la portière.
Le cortège arrive à 17 heures à Vincennes, en contournant Paris. Les appartements du Roi sont tendus de violet, couleur de deuil du Roi.
Après que les Vêpres soient chantées par la Musique du Roi, dans le salon de Mercure, le corps du feu Roi quitte, vers 19 heures, Versailles pour être porté à l’abbaye de Saint-Denis. Le convoi est conduit par Monsieur le Duc.

9 septembre 1798 : l’empire ottoman déclare la guerre à la France.
Alors que Bonaparte conçoit la campagne d’Égypte comme une attaque des intérêts anglais et le Directoire comme un bon moyen d’éloigner de France un général trop ambitieux, l’empire ottoman la considère pour ce qu’elle est : une invasion. Pour mémoire, les 30 000 hommes de Bonaparte ont échappé à la flotte anglaise lors de la traversée de la Méditerranée et pris Alexandrie le 2 juillet.

9 septembre 1842 : Tahiti devient protectorat français.
Une majorité de chefs de tribus fait pression sur la reine Pomare IV pour demander officiellement le statut de protectorat français. La demande est reçue par l’amiral Dupetit-Thouars qui vient auparavant d’annexer les Marquises (1841).

9 septembre 1849 : inauguration de la statue de Saint Louis réalisée par James Pradier qui domine fièrement la place principale d’Aigues-Mortes.
Cette statue de Louis IX, le seul Roi de France canonisé, a été érigée en souvenir de l’embarquement de Saint Louis en 1248 pour la 7ème Croisade et en 1270 pour la 8ème Croisade pour Tunis où il y décéda alors qu’il venait à peine de débarquer.

9 septembre 1914 : charge du lieutenant de Gironde.
Engagé à la tête de son escadron (le 2e du 16e régiment de dragons) sur les arrières ennemis, le lieutenant de Gironde est informé de l’installation d’un aérodrome de fortune allemand dans la région de Vivières (Soissonnais), protégé par plusieurs automitrailleuses.
Il organise un coup de main et conduit son escadron dans une charge à cheval puis à pied au cours de laquelle il parvient à détruire les aéroplanes allemands alignés sur le plateau, mais perd la vie ainsi que douze de ses hommes. C’est l’un des rares cas de charge de cavalerie menée contre une formation aérienne... Sur les Dragons : Le terme désigne au XVIe siècle des « fantassins montés » de façon non permanente, sur des chevaux de 2e ordre.
Le Dragon apparait avec les armes à feu portatives puisqu’il est armé d’un sabre court et d’un fusil.

9 septembre 1943 : opération Avalanche (Salerne – Italie).
La 5e armée du général Clark (anglo-américaine) débarque dans la baie de Salerne alors que quelques jours plus tôt deux débarquements britanniques ont fait diversion dans l’extrême sud de l’Italie.

9 septembre 1965 : conférence de presse de De Gaulle.
À la fin de son intervention, refusant un monde bipolaire, il annonce vouloir lancer l’Europe dans une 3e voie. Il prépare aussi les esprits au retrait prochain des Français du commandement intégré de l’OTAN (officialisé en février 1966). La France est de retour dans le commandement intégré depuis le 3 avril 2009.

9 septembre 1976 : Viking 1 sur Mars.
La NASA pose sur la planète Mars la sonde Viking 1, 5 ans après les Soviétiques.

9 septembre 1983 : bombardement de l’ambassade de France (Beyrouth – Liban).
Des coups de mortier tombent sur l’ambassade blessant un soldat français. Le 23 octobre, ce sera l'attentat du Drakkar.

9 septembre 2001 : assassinat du commandant Massoud. (Afghanistan).
Deux jours avant les attentats contre New York et Washington, le commandant Ahmad Shah Massoud est tué dans un attentat suicide commis par deux Tunisiens se réclamant d’Al Qaeda.
S’étant fait passer pour des journalistes cameramen, ils ont pu approcher suffisamment près Massoud dans l’enclave de Takhar (province dans le Nord-est du pays) pour le tuer en se faisant sauter avec leur explosif dissimulé dans une caméra. Massoud avait combattu les soviétiques de 1979 à 1992, puis, jusqu’à sa mort, s'opposa aux Talibans qui prenaient progressivement le contrôle de l’Afghanistan depuis le 27 septembre 1996, avec la prise de Kaboul et la mise en place de l'Émirat islamique d'Afghanistan.
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MessageSujet: chroniques du 10 septembre   Dim 9 Sep - 22:43

10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.
Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.
Mais Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.
L'affaire est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'auraient tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.

10 septembre 1524 : Naissance de Pierre de Ronsard, "Le prince des poètes, le poète des princes"
Fils de famille aristocratique, parent de Bayard et de la reine Elisabeth d'Angleterre, Pierre de Ronsard est né, en 1524, sous une belle étoile. Il est élevé dans le culte des arts et des lettres par un père admiratif de l'Italie. II se montre également très doué pour les exercices physiques, l'équitation, ou l'escrime et devient l'un des pages les plus séduisants de la cour de France.

10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.
23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.
L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.
Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »
La persécution ne fait effectivement que commencer.

10 septembre 1627 : début du siège de La Rochelle
Exploitant les possibilités offertes par l’Édit de Nantes, la ville s’est constituée en véritable État dans l’État. Dernière place de sûreté des huguenots, la cité reçoit l’aide des Anglais qui voient là une belle opportunité de mettre en péril le pouvoir de leur grand rival. Afin d’empêcher que ne se constitue une « tête de pont » menaçant une bonne partie du territoire, Richelieu décide de prendre sans tarder la Rochelle et assiège la ville jusqu’à sa reddition, le 28 octobre 1628.

10 septembre 1669 : Au château de Colombes en Île-de-France, décès de Henriette Marie, reine douairière d’Angleterre et des Écossais.
Elle était né le 26 novembre 1609 au palais du Louvre, la dernière des six enfants et des trois filles du roi Henri IV de France et III de Navarre et de la reine Marie de Médicis. Henriette Marie de France épousa le roi Charles Ier d’Angleterre et des Écossais en 1625, tout conservant la religion catholique. Elle donna au roi Stuart neuf enfants : Charles Jacques, duc de Cornouailles (1629), Charles II (1630-1685) ; Marie Henriette (1631-1660), femme de Guillaume II, prince d'Orange (1626-1650) ; Jacques II (1633-1701), d’abord duc d'York puis roi d'Angleterre ; Elisabeth (1635-1650) ; Anne (1637-1640) ; Catherine (1639) ; Henri (1640-1660), duc de Gloucester, et Henriette Anne (1644-1670), dite Madame, première femme du prince Philippe de France, duc d’Orléans, dit Monsieur frère de Louis XIV. La colonie du Maryland (au Nord-Est des actuels États-Unis), accueillant les catholiques persécutés en Angleterre, fut baptisé ainsi en son honneur par Cecilius Calvert en 1632. La révolution anglaise l'amena à se réfugier en France avec ses enfants tandis que son époux était combattu, renversé et exécuté par Cromwell. Hôtesse de son neveu Louis XIV, elle mena d’abord une vie de détresse, aggravée par les troubles de la Fronde, puis se retira au couvent de la Visitation de Chaillot qu’elle avait fondé. La reine douairière retourna en Angleterre lors de la restauration de son fils Charles II, mais sa santé se dégrada et, ne supportant plus le climat humide d'Angleterre, elle décida de rentrer en France pour se préparer à la mort dans son monastère de Chaillot. Sur ordre du Roi, elle fut inhumée à Saint-Denis, et son cœur envoyé au couvent de Chaillot. Bossuet lui consacra une de ses plus célèbres oraisons funèbres.

10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.
(peinture de Claude Picard de Saint-Basile intitulée "L'Embarquement" réalisée pour Parcs Canada. )
Elle fait partie d'une série de six peintures qui sont exposées en permanence à la Chapelle Saint-Charles de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.
Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean.

10 septembre 1915 : évacuation d’Arméniens assiégés (actuelle Turquie).
Plusieurs milliers d’Arméniens se sont regroupés sur le Mont Moise (ou Musa Dagh) pour échapper aux massacres qui ont commencé. Résistant à un siège (par l’armée turque) de plus de 50 jours, ils sont secourus in extremis par la Marine française qui patrouillant le long de la côte les fait embarquer pour échapper à l’extermination. 4092 arméniens sont ainsi sauvés.

10 septembre 1943 : premier coup au but d’une bombe radioguidée (au large de la Sardaigne).
L’Italie s’étant retournée contre le Reich, la Luftwaffe déclenche un raid contre la marine italienne qui tente de rejoindre Malte. Des bombardiers Dornier lancent sur le convoi, depuis une haute altitude, l’une des dernières inventions allemandes, la Fritz X (bombe radioguidée de 1300 kg). Le navire amiral Roma est coulé emportant avec lui près de 800 marins dont le commandant de la flotte italienne, l’amiral Bergamini.

10 septembre 1944 : évasion de Monsieur Lé Khuong (Evette Salbert - Territoire de Belfort).
Un groupe de soldats maghrébins et indochinois, transféré du FrontStalag 141 (Vesoul) vers l'Allemagne, s'évade du train qui les transporte.
Commandé par le tirailleur Lé Khuong, ce groupe réussit non seulement son évasion mais parvient à rejoindre les lignes de la 1re Armée française après avoir déjoué la surveillance allemande pendant plus d'un mois.

10 septembre 1949 : vol inaugural du NordAtlas (Melun).
Avion de transport français resté en service jusqu’en 1998.

10 septembre 1965 : victoire indienne à la bataille d'Asal Uttar. (Seconde guerre Inde - Pakistan).
La bataille d'Asal Uttar a eu lieu durant le second conflit entre l'Inde et le Pakistan du 8 au 10 septembre. C'est une des batailles de chars les plus importantes depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. La 1re division blindée (équipée de chars Patton) et la 11e division d'infanterie pakistanaises franchissent la frontière et prennent la localité de Khem Karan.
La 4e division de montagne indienne (équipée de chars Centurions, Shermans et d’AMX 13) contre-attaque et inflige au cours d’une série d’embuscades, une lourde défaite aux Pakistanais qui laissent sur le terrain 97 chars alors qu'elle n'en perd que 32.
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MessageSujet: chroniques du 11 septembre   Lun 10 Sep - 21:30

11 septembre 813 : Sacre de Louis le Pieux
Charlemagne fait couronner son fils Louis le Pieux, qui est son troisième fils et qui est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants que Charlemagne a eus avec ses neuf épouses successives.
Le sacre a lieu à Aix-la-Chapelle.

11 septembre 1476 : Naissance de Louise de Savoie, au château de Pont-d'Ain et morte le 22 septembre 1531 à Grez-sur-Loing, princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi emblématique de la Renaissance. Elle est aussi l'arrière-grand-mère du roi de France, Henri IV.
Elle est la fille de Philippe, duc de Savoie, dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon. À la mort de sa mère, elle a été confiée à sa tante, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir.

11 septembre 1611 : Naissance de Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon, Vicomte de Turenne au château de Sedan (Ardennes) - mort à la bataille de Salzbach le 27 juillet 1675, vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, généralement connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643, et maréchal général des camps et armées du roi en 1660, il fut l'un des meilleurs généraux de Louis XIII puis Louis XIV.
Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon est petit-fils de Guillaume le Taciturne par sa mère Élisabeth de Nassau, et fils de Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, premier gentilhomme de la chambre d'Henri IV, maréchal de France en 1592, duc de Bouillon par son premier mariage avec Charlotte de La Marck.
Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668 sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Il accède aux plus hautes dignités : prince étranger en 1651, maréchal de France et maréchal général.
On lui doit le fameux : « Tu trembles Carcasse ! Mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener » qu'il adresse à son cheval juste avant sa dernière bataille à Salzbach. D’une bravoure sans pareille, il fait néanmoins preuve d'une grande humilité : lorsqu’on demandait à Turenne - pour l'ennuyer (car il servait alors contre le roi) comment il avait pu perdre à la bataille de Rethel (durant la Fronde - 1650), il répondait invariablement : « par ma faute ».
Le tombeau de Turenne est sous le dôme des Invalides à Paris. Il a donné son nom à la 160ème promotion de l’ESM de Saint Cyr (1973 – 1975).

11 septembre 1697 : bataille de Zenta (actuelle Serbie).
Eugène de Savoie, frustré de n'avoir reçu aucun commandement militaire de la part de Louis XIV, se met au service des Habsbourg et devient l'un des plus grands chefs de guerre de son temps. A Zenta, il inflige une défaite écrasante aux Ottomans du sultan Moustafa II. Alors que ceux-ci traversent la rivière Tisza pour prendre leurs quartiers d'hiver, Eugène parfaitement renseigné sur leurs déplacements, décide d'attaquer. Il parvient à surprendre l'ennemi en plein franchissement ce qui lui permet d'inverser le rapport de forces. Pris au dépourvus, les Ottomans perdent 20 000 hommes et 10 000 prisonniers. Deux ans plus tard, les Ottomans signeront la paix et évacueront quasiment toute l'Europe.

11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet (vers Mons).
Tactiquement indécise, cette bataille est en fait une victoire stratégique française. Alors que le royaume de France est sur le point d'être envahi, la "saignée" en hommes que représente Malplaquet compromet les projets d'invasion du duc de Marlborough et ... d'Eugène de Savoie. Le maréchal Villars perd 40 000 soldats français soit 15 000  de moins que la coalition.

11 septembre 1758 : victoire du Duc d'Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.
La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d'Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.
Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s'emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l'Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers

11 septembre 1814 : création du 3e régiment du génie (Grenoble).
Le plus ancien régiment du génie fête aujourd’hui ses 203 ans. Basé à Charleville-Mézières depuis 1947, le régiment a récemment (mai 2014) été décoré de la croix de la valeur militaire pour son action notamment en Afghanistan.
Outre 9 batailles inscrites, son drapeau possède déjà la fourragère 1914-1918 et la Croix de Guerre 1939-1945. « Ardennes, tiens ferme ! » compte 900 hommes et appartient à la 7e brigade blindée elle-même appartenant à la 1re division.

11 septembre 1917 : mort du capitaine Georges Guynemer (Poelkapelle - Belgique).
Fils d'un Saint-Cyrien, Guynemer veut s'engager dans l’armée de Terre lorsqu’éclate la guerre. L'armée de Terre le refuse, le jugeant physiquement trop fragile, alors il postule pour un poste de mécanicien avion. En persévérant, il devient pilote et acquiert bientôt une belle maîtrise du vol. Remarqué pour son courage, son sang-froid et surtout ses qualités chevaleresques en combat aérien, il est promu lieutenant en février 1916.
Nommé capitaine début 1917, il prend le commandement de la prestigieuse escadrille des Cigognes.
Le jour de sa mort, il totalise 53 victoires aériennes homologuées. Nombreux sont les ennemis qu’il a épargnés lors de duels aériens, à lui rendre les honneurs lorsqu'ils apprennent sa mort (dont les circonstances demeurent obscures).
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MessageSujet: chroniques du 12 septembre   Mar 11 Sep - 21:02

12 septembre 1213 : bataille de Muret (près de Toulouse).
Simon de Montfort, chef de la croisade militaire venue du Nord (la France), bat le Comte de Toulouse, protecteur des hérétiques Albigeois. Et comme ce dernier est l’allié du Roi d’Aragon, la bataille signe l’élimination des prétentions de l’Aragon à exercer une suzeraineté sur le grand Languedoc (les comtés de Toulouse et de Foix, les vicomtés Trencavel, Béziers, Carcassonne, Albi, etc.).
Au plan militaire, les chevaliers français combattant avec un rapport de force très défavorable (1 contre Cool culbutent en une seule charge les Aragonais et les Toulousains qui les ont laissés bien imprudemment sortir de la ville, franchir le pont et se ranger en bataille dans la plaine : Pierre II d’Aragon, le vainqueur de Las Navas de Tolosa, ne doutant pas un seul instant de sa supériorité et souhaitant régler l’affaire en une seule bataille, a offert la bataille à Simon de Montfort lequel, acculé, ne pouvait que l’accepter. Le Comte de Toulouse lui avait pourtant conseillé de refuser la bataille et d’affamer les Français dans Muret. Le roi d’Aragon va le payer de sa vie. Au plan tactique, le combat montre la supériorité incontestable à l’époque de l’organisation socio-militaire de la France du nord sur celle du sud.
En France, le droit d’ainesse donne aux châtelains les moyens d’entretenir une force militaire et crée une classe de chevaliers sans avoir qui gagnent leur vie de tournoi en tournoi et sont en conséquence très bien entrainés et prêts à toutes les aventures pour se tailler un fief. Ils fournissent le gros de l’ost en cas de guerre, parfois même comme « chevaliers soldés » c’est-à-dire comme des professionnels comparables à des mercenaires. Alors que dans le midi, l’héritage est partagé entre les co-héritiers et les fiefs ont ainsi plusieurs co châtelains, ce qui rend leur administration peu efficace et interdit d’en tirer une force militaire solide. Les châtelains, entretenus sur le fief, n’ont ainsi nul besoin de courir à la guerre. La société du midi est dite courtoise, les gens du Nord la disent efféminée et abâtardie.

12 septembre 1362 : décès du pape Innocent VI.
Innocent VI est pape de 1352 à 1362, après avoir été évêque de Clermont et conseiller du Roi de France. Il succède à Clément VI et est élu le 18 décembre 1352. Il mène une politique d'économie, ordonne à tous les prélats de se retirer chacun dans leurs bénéfices ou diocèses et d'y résider sous peine d'excommunication.
C'est un grand réformateur : il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances; il fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-Lès-Avignon en 1356. En 1358, il fait vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome. C'est aussi un homme de lettre, un ami de la justice, et de la charité. Les malheurs de la France le touchent profondément. Ce dont se moquent les Anglais après la bataille de Poitiers. Il fait fortifier Avignon avec l'enceinte, toujours visible de nos jours pour protéger la ville des grandes compagnies.

12 septembre 1494 : Naissance de François Ier (né François d'Orléans le 12 septembre 1494 à Cognac et mort le 31 mars 1547 à Rambouillet) est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims. Il règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. François Ier est considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire et politique, le règne de François Ier est ponctué de guerres et d’importants faits diplomatiques.

12 septembre 1683 : bataille de Kahlenberg (Autriche).
Une coalition européenne défait l'armée ottomane qui assiégeait Vienne depuis 2 mois. La bataille de Kahlenberg a pour l'Europe centrale et orientale la même signification que Poitiers (732) en France.

12 septembre 1765 : Naissance du Père Philibert de Bruillard.
La Reine Marie-Antoinette reçut le pardon de Dieu d’un prêtre resté fidèle à la Sainte Église, le Père Philibert de Bruillard.
Né le 12 septembre 1765 à Dijon et mort le 15 décembre 1860 à Corenc, il est évêque de Grenoble, chanoine impérial de premier ordre du chapitre impérial de Saint Denis, chanoine honoraire de la cathédrale Notre Dame de Paris, officier de la Légion d'honneur.
Il est ordonné en 1789, ne prête pas serment à la constitution civile du clergé et choisit de demeurer à Paris exercer son ministère dans la clandestinité. Il est un des aumôniers de la guillotine, prêtres insermentés qui s'efforcent d'accompagner le condamné à mort durant son dernier trajet, cachés dans la foule.
Il reconnaît l'authenticité de l'apparition de la Salette par son mandement du 19 septembre 1851. Son cœur se trouve dans le chœur de la basilique de la Salette.

12 septembre 1855 : le général Pélissier accède au maréchalat.
Napoléon III distingue Aimable Pélissier en apprenant la prise de Malakoff (Crimée). Saint-Cyrien et artilleur, Pélissier a fait partie de l’expédition d’Espagne (1823) puis a gravi tous les échelons de la hiérarchie dans l’armée d’Algérie.
Officier particulièrement dur, il n’avait d’aimable que le prénom : l’un de ses soldats en Crimée, excédé, le met en joue et tire. Incident de tir, le coup ne part pas. Pélissier qui a tout vu, inspecte l’arme et constatant un manque d’entretien de l’arme punit le soldat pour ce motif… et celui-là seul.

12 septembre 1897 : Naissance de  Irène Joliot-Curie, qui est la fille aînée de Pierre et Marie Curie. Il serait tentant de dire qu’avec une telle ascendance son destin de physicienne était tout tracé ; ce serait évidemment aller trop vite en besogne puisque sa propre sœur, Ève, a suivi une toute autre voie : pianiste, écrivain, émigrée aux États-Unis, représentante de l’UNICEF. Pourtant, comme on va le voir, la vie d’Irène Curie a été en grande partie déterminée par celle de sa mère, au-delà même du choix d’une carrière scientifique tout entière consacrée à l’étude de la radioactivité. Elle décède le 17 mars 1956.

12 septembre 1942 : Le RMS Lacona est coulé au large de l’île de l’Ascension.
Alors qu’il pense avoir repéré un convoi anglais, le U-156 torpille le paquebot chargé de civils, de soldats britanniques et de prisonniers italiens.
Le commandant du sous-marin, constatant son erreur, prévient son amirauté.
Afin de sauver le maximum de passager, il lance un message en clair à tous les navires croisant dans les environs.
Le U-156, U-506 et U-507 chargent les rescapés après avoir hissé le pavillon de neutralité à la croix rouge. Ceci n’empêche pas le U-156 d’être la cible d’une attaque délibérée d’un B-24 ayant reçu l’ordre de le couler. L’amirauté allemande ordonne alors d’abandonner les survivants et de plonger, les U-506 et U-507 ne suivent pas les ordres.
Sur les 2 200 passagers et membres d’équipage du RMS Laconia, 980 sont sauvés par des bâtiments allemands, italiens et français.
À la suite de cet évènement, Karl Donitz décrète le Triton null : l’ordre de ne pas sauver les victimes d’un navire en détresse. Il lui est fait grief de cet ordre lors de son procès à Nuremberg. Cependant, son avocat fait valoir que l’amiral Nimitz avait donné les mêmes consignes pour ses équipages, ce qu’il confirme.

12 septembre 1943 : un commando allemand libère Mussolini (Italie - Abruzzes).
Le moral de l'Italie fasciste étant au plus bas à cause des défaites en Afrique du Nord, du débarquement allié en Sicile et du bombardement de Rome, le roi Victor Emmanuel III fait arrêter Mussolini (24 juillet) pour préparer la volte-face italienne. Hitler demande alors au capitaine Skorzeny (chef des forces spéciales) et au général Student (commandant la division parachutiste) de libérer le Duce. Mussolini est régulièrement transféré pour empêcher son enlèvement.
Skorzeny le localise d'ailleurs à deux reprises et doit chaque fois démonter l'opération. Finalement, les autorités italiennes estiment que le Gran Sasso (Hôtel à plus de 2000 m d'altitude, relié uniquement par téléphérique) est une prison suffisamment fiable. Alerté par le changement suspect des mesures de sécurité autour du pic, Skorzeny découvre la cachette. Il se crashe en planeurs avec 90 parachutistes sur le pâturage jouxtant l'Hôtel-prison et libère sans un coup de feu le Duce devant ses gardiens pétrifiés. L'exfiltration à bord d'un Storch (2 places) piloté par l'as de l'aviation, le capitaine Gerlach, relève aussi de l'exploit. En effet, Skorzeny y embarque accompagnant le Duce pour ne laisser à personne d’autre les lauriers de gloire qu’Hitler va décerner au libérateur du dictateur italien.

12 septembre 1944 : jonction des deux débarquements (à Montbard - Côte d’Or).
Un détachement (Lieutenant de vaisseau SAVARY) du 1er régiment blindé des fusiliers marins de la 1re division française libre et un peloton du 1er régiment de marche de spahis marocains de la 2e division blindée réalisent la jonction entre les deux débarquements alliés de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944)

12 septembre 1962 : discours de JFK sur la conquête lunaire (Houston - États-Unis).
À la suite de l’envoi par les Soviétiques de Youri Gagarine (premier cosmonaute dans l’espace -12 avril 1961), le président des États-Unis, John F. Kennedy fait la promesse de voir un astronaute poser le pied sur la lune avant la fin de la décennie : « We choose to go to the moon ».
En 1963, il propose à l’URSS, au sein de l’ONU, une alliance dans le domaine spatial au lieu d’une compétition entre leurs deux États.
Les Soviétiques refusent au vu de leur avance dans le domaine et du prestige de leurs premiers succès. Neil Armstrong et Buzz Aldrin se posent sur la Lune le 21 juillet 1969 lors de la mission Apollo 11.
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MessageSujet: chroniques du 13 septembre   Dim 16 Sep - 9:36

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce).
Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d'avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d'Athènes). Athènes décide d'attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l'un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 Athéniens et 1000 Platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu'ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L'armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer.
La flotte perse constatant l'échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l'armée de Miltiade les devance d'une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le coureur Philipides.  
Lors de la bataille, 6 400 Perses meurent contre 192 Athéniens.
Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxès.

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie).
Le jeune François 1er  21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes. Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l'habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s'engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu'au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l'artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

13 septembre 1536 : levée du siège de Provence.
Durant la 8e guerre d’Italie (1535-1538), l’empereur Charles Quint chasse les troupes de François 1er du Piémont et décide d’envahir la Provence durant l’été. Son armée est obligée de quitter la région et de lever le siège de Marseille à cause de la tactique de la terre brulée et de la guérilla employée par le duc Anne de Montmorency que François 1er a dépêché dès que les Impériaux ont franchi les Pyrénées. Parallèlement, le roi de France a passé des accords avec Soliman II pour que sa flotte harcèle dans le golfe de Gênes les convois logistiques de Charles Quint.

13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham (Québec).
Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou.

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine).
L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.
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MessageSujet: chroniques du 14 septembre   Dim 16 Sep - 9:40

14 septembre 1515 : fin de la bataille de Marignan (Italie). (Cf. Chronique d’hier).
À propos de l'itinéraire emprunté par l'armée de François Ier (col de Larche – Argentera et non route du mont Cenis, beaucoup plus au Nord), c’est ce même axe que la section d'éclaireurs skieurs du lieutenant Costa de Beauregard (futur Inspecteur de l'Infanterie) a si brillamment défendu en 1940 contre les Italiens.

14 septembre 1759 : mort de Montcalm (Québec – actuel Canada). (Cf. Chronique d’hier).
Le lieutenant-général Louis-Joseph, marquis de Montcalm, commandant en chef des troupes régulières françaises en Nouvelle-France succombe à ses blessures reçues la veille durant la bataille des Plaines d’Abraham, lors du siège de Québec. Il survit quelques heures de plus au général James Wolfe, son rival. Issu d’une famille noble aveyronnaise, Montcalm est envoyé à Québec lors de la guerre de 7 ans en 1756.
Il remporte les victoires de Fort William (1757) et Fort Carillon (1758) avant d’être promu lieutenant-général. La 167e promotion de l’École spéciale militaire (1980-1982) porte son nom, de même qu’un bateau de la Marine nationale jusqu’en 2017.

14 septembre 1905 : mort de Savorgnan de Brazza (Dakar).
Le conquérant pacifique du Congo meurt d'épuisement, âgé à peine de 47 ans. Il est l'un des plus grands coloniaux français. Son ouvrage Au coeur de l'Afrique, vers la source des grands fleuves relate son expédition longue de trois ans.

14 septembre 1944 : mort du général Verneau (Buchenwald – Allemagne).
Polytechnicien ayant choisi l’arme du Génie, il est blessé à deux reprises durant la Première guerre mondiale. Nommé chef d’état-major de l’armée d’armistice, il participe à la création de l’ORA (organisation de résistance de l’armée) et couvre les actions de camouflage des armes notamment. Arrêté et déporté à Buchenwald, il y meurt à 54 ans. La caserne du 6e RG à Angers porte son nom.

14 septembre 1956 : les Français quittent l’Indochine.
Le gros du corps expéditionnaire quitte l’Indochine à la fin du mois d’avril 1956 lors de sa dissolution officielle, le 28 avril. Reste alors environ 3 000 militaires français, membres de différents organes liquidateurs et instructeurs détachés auprès des armées nationales laotiennes, cambodgiennes et vietnamiennes. La plupart de ceux-ci s’embarquent pour la France ou l’AFN au mois de septembre 1956. La base de Seno, au Laos est alors et jusqu’au milieu des années soixante la dernière base militaire française en Extrême-Orient. Le nombre de civils français restant au Sud-Vietnam est évalué à 20 000 ; il va s’amenuiser et disparaître progressivement avec la guerre américaine du Vietnam. CDT Ivan C.

14 septembre 2005 : mort de Vladimir Volkoff (Dordogne).
Les Britanniques ont encore le célébrissime John Le Carré, les Français avaient Volkoff. Écrivain français (né à Paris en 1932) d’origine russe, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le monde du renseignement, la désinformation et d’une manière générale sur la difficulté d’agir sans se corrompre. Docteur en philosophie, professeur d’anglais et de russe, Volkoff était chrétien. Après ses études à la Sorbonne, il sert en Algérie en tant qu’officier renseignement (1957 – 1962). Il passe ensuite quelques années aux États-Unis où il commence à publier. Revenu en France dans les années 70, il devient un des écrivains français les plus pertinents sur la lutte secrète des blocs durant la Guerre Froide.
Quelques ouvrages ont fait date : le retournement (1979), le montage (1982 grand prix de l’Académie française), la désinformation, arme de guerre (1984), le professeur d’histoire (1985), le bouclage (1990), le Berkeley à cinq heures (1993),  l’enlèvement (2000), L’hôte du Pape (2004),
Il publiait aussi dans la collection de la bibliothèque verte et sous le nom d’emprunt Lieutenant X, la fameuse série Langelot qui avec sa quarantaine d’aventures a bercé l’adolescence de quelques générations de futurs militaires.
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MessageSujet: chroniques du 15 septembre   Dim 16 Sep - 9:44

15 septembre 1635 : débarquement à la Martinique  (Baie de Saint Pierre).
Pierre Belain d'Esnambuc débarque à la Martinique et en prend possession au nom du roi Louis XIII. Il arrive de l’île de Saint Christophe (aujourd’hui Saint Kitts) avec un groupe de colons. Christophe Colomb, 133 ans plus tôt avait déjà accosté à la Martinique, le 11 novembre 1502 et l’avait baptisée du nom du saint du jour, Saint Martin. L’actuel nom de la Martinique viendrait de la déformation de Martinino, petit Saint Martin, en Espagnol.

15 septembre 1798 : reddition française (Irlande).
Le général Humbert à la tête de 1000 Français (débarqués le 22 août) et de 5000 rebelles irlandais se rend aux Britanniques. La tentative française d’appuyer l’insurrection irlandaise échoue malgré quelques victoires (Killala, Ballina et Castlebar).

15 septembre 1812 : incendie de Moscou.
Napoléon Ier étant entré dans la ville la veille, le gouverneur général de Moscou, le comte Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), ordonne de mettre le feu à la capitale. Le Tsar a ainsi sapé la gloire de Napoléon : la population moscovite s’est enfuie, la ville est en cendres et n’offre aucune possibilité de ravitaillement. L’hiver s’annonce. À lire Il neigeait de Patrick Rambaud.

15 septembre 1916 : premier engagement des « Tanks » britanniques (Secteur de Bapaume).
Piétinant depuis deux mois dans leur offensive sur la Somme, les britanniques engagent pour la première fois des chars (nom de code : tanks = réservoirs) dans la région de Flers et Courcelette.
Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. La surprise des Allemands n'est malheureusement pas exploitée. En Angleterre, les chars d'assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l'Amirauté, Winston Churchill. En France, le promoteur des chars d'assaut est le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l'intérêt militaire de l'aviation. Mais les résistances du ministère de l'Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique. Une cérémonie commémore aujourd’hui ce premier engagement au Mémorial national néo-zélandais de Longueval.

15 septembre 1918 : bataille de Dobropolie (actuelle Macédoine).
« Après trois ans de tranchées, l’Armée d’Orient commandée par le général Franchet d’Espérey lance une offensive de rupture sur le front secondaire des Balkans en Macédoine. Le 15 septembre, une attaque frontale est déclenchée en pleine montagne dans le massif de la Mogléna entre les vallées de la Cerna et du Vardar. A près de 2000 mètres d’altitude, trois divisions (122° DI, 17° DIC, DI Serbe Choumadia) s’élancent à l’assaut des positions bulgares entre le Sokol et Veternik sur 10 kms de front, après une intense préparation d’artillerie. De violents combats d’infanterie en terrain découvert et sous les bois durent toute la journée pour déboucher par la prise de la cuvette du Dobropolie (Cdt Petin, 148 RI, tué à la tête de son bataillon en prenant le Sokol) et du piton de Kravica (pris par le Cne Gazelles, 54 RIC). Les Serbes de la Choumadia, suivis de la 2° Armée serbe, s’engouffrent dans la brèche après avoir spontanément présenté les armes à leurs camarades français tués et blessés. La colonne du général Tranié et les cavaliers de Jouinot-Gambetta foncent en direction d’Uskub qu’ils prennent par surprise le 29 septembre faisant prisonniers les 77.000 hommes de la XI Armée Allemande. La Bulgarie capitule.  L’armée franco-serbe débute un raid de 600 kms en 6 semaines, libérant Belgrade puis Bucarest. Le sort de la quadriplice est scellée ». GCA B.B

15 septembre 1950 : débarquement à Inchon des troupes de l’ONU (Corée).

15 septembre 1958 : « achèvement » de la ligne Morice (frontière algéro-tunisienne).
Pour empêcher les intrusions du FLN en Algérie, les bataillons du génie réalisent 300 km de barrage électrifié. Jusqu’à la fin des opérations en 1962, le barrage est sans cesse amélioré, le tracé linéaire initial de 1957 faisant peu à peu place à un dispositif en profondeur, la « nasse » comprenant plusieurs réseaux d’alerte, de freinage et d’arrêt reliés par un maillage de pistes. Il aura pleinement rempli son rôle de rendre étanche la frontière, et, partant, d’asphyxier progressivement les « rebelles » de l’intérieur, laminés par ailleurs par les grandes opérations du « Plan Challe ». À partir des grandes opérations du printemps 1958, la « rébellion » ne tentera plus de grands passages. Seuls des passages individuels ou de petites unités seront tentés. LCL Claude F.
A noter aussi, côté marine, l'action de l’ UDSM (unité de détection au sol de la marine) sur la ligne Morice de 1958 à 1961. Équipée de radars anti-mortiers efficaces jusqu’à 25km contre un piéton, l’UDSM intervient en coordination avec des pièces de 105 mm. Le secteur affecté aux 200 hommes de l’Unité de détection au sol de la marine s’étend sur 15km environ de part et d’autre des postes de Soukies et de Ben Moussa. Les missions consistent à assurer une veille optique permanente de jour et une veille radar nocturne, à prendre à partie les échos suspects, à alerter les postes de la « herse mobile » et à guider sur zone les troupes d’intervention.

15 septembre 1990 : décision présidentielle de l’opération Daguet.
François Mitterrand décide d’envoyer un corps expéditionnaire aux côtés des Américains en réponse à l’invasion du Koweït par l’Irak (02 août 1990) et au saccage de l’ambassade de France à Koweït City (14 septembre 1990). La division Daguet comptera jusqu’à 12 000 hommes.
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MessageSujet: chroniques du 17 septembre   Lun 17 Sep - 9:00

Erratum pour le : 15 septembre 1918 : bataille de Dobropolie (actuelle Macédoine).
« Après trois ans de tranchées, l’Armée d’Orient commandée par le général Franchet d’Espérey lance une offensive de rupture sur le front secondaire des Balkans en Macédoine. […] piton de Kravica (pris par le Cne Gazelles Cazeilles, 54 RIC) [ …].

17 septembre 1921 : exécution du « baron fou » (Sibérie).
Général de cavalerie, le baron russe Roman von Ungern-Sternberg combat les troupes des bolcheviks dès 1917 en Sibérie. De 1917 à 1921, il se taille une réputation de légende tant chez ses hommes que chez l’ennemi. Considéré comme un dieu vivant de la guerre par certaines tribus mongoles ou comme un illuminé sanguinaire par les Bolcheviks, il aurait été livré par ses proches collaborateurs qui voulaient mettre un terme à la guerre qu’il menait selon des objectifs de plus en plus personnels. Il est fusillé à Novonikolaïevsk. Lire le roman Cour des mystères d’Hugo Pratt.

17 septembre 1944 : opération Market garden (Pays-Bas).
Les alliés lancent la plus grande opération aéroportée de l'Histoire (30 000 paras aérolargués et mis à terre par planeurs), dans le but de conquérir les ponts permettant la traversée des Pays-Bas (dont une partie a été inondée par l'occupant) et d'atteindre l'Allemagne. Malgré les succès initiaux à Eindhoven et Nimègue, l’audacieuse opération conçue par le général Montgomery est un échec coûteux sur le plan humain. Le dernier pont à Arnhem n'a pas pu être atteint par la composante blindée avant que les paras britanniques, légèrement équipés, ne soient réduits par les forces allemandes, malgré une résistance désespérée longue d’une semaine. Le cinéaste et acteur britannique Richard Attenborough a rendu célèbre cet épisode de la Seconde guerre mondiale en glorifiant la résistance des paras britanniques dans le film Un pont trop loin avec une distribution prestigieuse (James Caan, Sean Connery, Michael Caine, Dirk Bogard,…).

17 septembre 1986 : attentat rue de Rennes (Paris).
Une série d’attentats revendiqués par des mouvances islamistes ébranle la capitale depuis quelques mois et tue de nombreuses personnes. 7 morts rue de Rennes.

17 septembre 1996 : échouage d'un sous-marin de poche nord-coréen (Gangneung - Corée du Sud).
La récupération d'un commando des forces spéciales nord-coréennes entraine l'échouage du sous-marin de poche Song-O (35 m de long) sur une plage sud-coréenne. Sur les 26 hommes à bord, 2 survivent à la chasse à l'homme que déclenche Séoul lorsque l'affaire éclate. L'équipage, peu rompu aux exfiltrations terrestres se suicide pour laisser une chance aux commandos. Ceux-ci tuent dans leur fuite une dizaine de sud-coréens mais sont abattus sauf un qui est fait prisonnier et un autre qui se serait échappé. L'épisode survient alors que des pourparlers étaient engagés pour signer un traité de paix. Le traité a finalement été signé en octobre 2007 sans pour autant mettre fin à la guerre et qui n'empêche pas la Corée du Nord de continuer à maintenir la pression sur son voisin du Sud (et le reste du monde …) à travers des incidents militaires frontaliers. Le Song-O est maintenant exposé à Gangneung.
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MessageSujet: chroniques du 18 septembre   Mar 18 Sep - 9:11

18 septembre 1811 : création du bataillon de sapeur-pompier de Paris.
Napoléon Ier fâché par le manque de professionnalisme et de réactivité des Garde-pompes (corps civil créé en 1716) notamment lors de l’incendie de l’ambassade d’Autriche (juillet 1810), décide de créer un bataillon militaire de sapeur-pompier sous l’autorité du préfet de Paris. Il signe le décret que lui propose son ministre de l’intérieur, instaurant cette particularité qui est encore la solution permettant à la BSPP de remplir ses missions quotidiennes aujourd’hui.

18 septembre 1918 : Ernst Jünger décoré de la croix Pour le mérite.
Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans après s'être converti au catholicisme en 1996. Les lecteurs Français l’apprécient souvent plus que ne le font ses compatriotes Allemands et le considèrent de la même façon qu’un Maurice Genevoix ou Roland Dorgelès.
Lire l’ouvrage très intéressant de Bernard Maris, L’homme dans la guerre – Maurice Genevoix face à Ernst Jünger.

18 septembre 1986 : assassinat de l'Attaché de défense français (Liban - Beyrouth).
Le colonel Christian Gouttière meurt dans l'explosion de sa voiture devant l'ambassade française. Une voiture piégée est lancée contre la sienne au moment où il vient se garer comme tous les jours sur sa place de parking. Ce meurtre s'inscrit dans la série d'attentats que connait la France fin 1985 et durant 1986 que revendique le « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient » ou « CSPPA ». Beaucoup d'observateurs désignent l'Iran de Khomeiny et expliquent ces actions dans le cadre du règlement de l'affaire Eurodif empoisonnant les relations France-Iran durant ces années-là.
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MessageSujet: chroniques du 19 septembre   Mer 19 Sep - 8:30

19 septembre 480 (av Jésus-Christ) : bataille des Thermopyles (Grèce).
Léonidas, le roi de Sparte avec 1000 de ses soldats (dont 300 combattants d'élite) et quelques troupes de 31 cités grecques résiste pendant 3 jours à la gigantesque armée perse de Xerxès (environ 100 000 hommes) dans le défilé des Thermopyles.
Le courage, l'entraînement, les armes (lance légèrement plus longue que celle des Perses) et l'utilisation parfaite du terrain permettent aux hoplites de Léonidas de tenir en échec les assaillants. Les pertes subies par les troupes perses pour tenter de forcer le seul passage vers Athènes sont très lourdes et surtout disproportionnées jusqu'à ce que Éphialtès (un grec) trahisse la cause grecque en révélant à Xerxès l'existence d'un chemin de montagne contournant le défilé tenu par les Spartiates.
La résistance de Léonidas donne cependant aux Athéniens le temps d'évacuer la ville qui sera incendiée.
Les Grecs finissent par rejeter l’envahisseur durant l’année qui suit : dans un premier temps, la flotte athénienne bat celles des Perses à Salamine (île au large d'Athènes) puis la bataille terrestre de Platées met fin à la seconde guerre médique et ouvre l’ère classique dominée par Athènes. La bataille est à jamais célèbre et les vers du poète Simonide de Ceos, gravés sur le mont Kolonos le sont tout autant : « Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».
N.B : la date de la bataille est incertaine. Pour certains en août et d’autres en octobre.

19 septembre 1356 : bataille de Poitiers.
Le Prince noir, fils d’Edouard III (Roi d’Angleterre) fait prisonnier le roi de France Jean II le bon au cours de la guerre de 100 ans. S’y distingue Philippe dit le Hardi, dernier fils du roi, qui lutte jusqu’au bout, comme il peut (il est encore enfant) : « Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite ! ». Il sera le premier de cette lignée des ducs de Bourgogne dont la destinée et la fortune ne souriront guère à celles du royaume jusqu’à ce que Louis XI vienne à bout du dernier d’entre eux, Charles le Téméraire.

19 septembre 1691 : combat de Leuze (Belgique).
Après la prise de Mons par Louis XIV en avril, la campagne de 1691 ne connaît pas de grande avancée sur le front des Pays-Bas espagnols. Le maréchal de Luxembourg, qui commande l’armée de Flandre, guette toutefois un faux pas de l’ennemi et parvient à surprendre avec un corps de cavalerie l’arrière-garde des alliés alors qu’elle traverse le ruisseau de La Catoire à Leuze-en-Hainaut. Luxembourg décide d’attaquer sans attendre de renforts et se trouve en nette infériorité numérique puisqu’il affronte 75 escadrons avec les 28 qu’il a à sa disposition. Mais la fermeté et l’intrépidité de la cavalerie de la Maison du roi compensent la faiblesse de cet effectif. Les Français chargent à plusieurs reprises l’épée à la main et sans tirer un coup de feu. Villars témoigne de la violence de l’affrontement : « L’on marcha aux ennemis et la charge fut peut-être la plus violente que l’on ait vue de la guerre. Il est rare que des escadrons soient aussi longtemps mêlés sans se faire plier. Il fallut presque tuer le premier rang à coups d’épée et le second pour les renverser ». Les pertes sont nombreuses dans les deux camps (650 tués ou blessés sur 2 500 sabres du côté français). Louis XIV fait frapper une médaille à la gloire de ses gardes du corps pour célébrer ce combat qui n’a qu’un impact limité sur le cours de la campagne, mais qui rencontre un écho d’autant plus important qu’il illustre avec éclat le panache et la bravoure d’une cavalerie française qui se voit comme l’incarnation des vertus chevaleresques à une époque où elle ne joue plus le premier rôle dans la bataille.
Conservateur du patrimoine Bertand Fonck.

19 septembre 1759 : chute de la ville de Québec (actuel Canada).
Assiégée par la flotte britannique depuis deux mois, Québec ne remplit plus sa fonction de porte et surtout de poumon pour la Nouvelle-France et ne permet donc plus l'acheminement des renforts par bateau. J-B de Ramezay signe la reddition des 15 000 colons. Montréal, plus en amont sur le Saint Laurent, tombe quelques mois plus tard. La Nouvelle France est officiellement cédée aux britanniques en 1763.

19 septembre 1870 : début du siège de Paris.
Alors que le dernier réseau télégraphique parisien est coupé, les Prussiens achèvent l’encerclement de la capitale et commencent leur bombardement depuis des positions situées dans un périmètre de 10 à 12 kms. Le siège va durer plus de 4 mois.

19 septembre 1892 : combat de Dogba (actuel Bénin).
Durant la guerre du Dahomey, le roi Behanzin à la tête d’une armée Fon (équipée d’armes anglo-saxonnes) attaque la colonne expéditionnaire du colonel Alfred Dodds. Le combat dure 5 heures et est acharné, les amazones de Behanzin (guerrières formées au combat dès l’enfance) entraînant l’armée fon. Dodds repousse l’attaque grâce au fusil Lebel ne perdant que 5 hommes dont le commandant Faurax qui donnera son nom au fort construit sur place. Behanzin perd 132 combattants.

19 septembre 1914 : bombardement de la cathédrale de Reims.
Prétextant que les tours de la cathédrale servent de point d’observation pour l’artillerie française, l’armée allemande cause de très graves dommages au sanctuaire des sacres des rois de France. Au total, 350 obus ont atteint l’édifice provoquant outre les dégâts matériels un tollé général qui alimentera l’image du « barbare allemand ».  

19 septembre 1980 : décès du général Martial Valin
Né le 14 mai 1898 à Limoges, Martial Valin s’engage dans les rangs de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale et rejoint le 4e régiment de dragons en 1917. Réussissant la même année le concours d’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il sert ensuite dans différents régiments de cavalerie. Il choisit l’armée de l’air en 1926. D’abord observateur, il devient pilote dès 1928 et se spécialise dans le bombardement et le vol de nuit. En 1940, il est promu colonel et rallie la France libre puis développe et dirige les Forces aériennes françaises libres (FAFL) avant de les commander en juillet 1941. Promu général, il réorganise le transport aérien militaire ainsi que les unités parachutistes. Jusqu’en 1944, tout en étant le commandant des Forces aériennes françaises en Grande-Bretagne, il est chef d’état-major général adjoint de l’armée de l’air et chef de la mission de l’air à Londres. En août 1944, il participe à la Libération de Paris à la tête des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Chef d’état-major de l’armée de l’air de 1944 à 1946, puis chef de la délégation militaire française aux Nations unies, il est promu général d’armée aérienne et nommé Inspecteur général de l’armée de l’air de 1947 à 1957.
Il reste le seul général de l’armée de l’air à avoir été maintenu sans limite d’âge dans l’état-major général, pour avoir commandé en chef devant l’ennemi.
Le boulevard qui passe devant l’Hexagone Balard, siège de nombreuses emprises du ministère des armées à Paris, porte son nom.

19 septembre 2014 : première frappe aérienne française effectuée contre Daech.(Irak).
Deux Rafale de la BA 104 (forces françaises aux EAU) délivrent 4 GBU 12 sur un bâtiment tenu par Daech dans la région de Mossoul. Cette première frappe marque le début de l’engagement français contre Daech au Levant.
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MessageSujet: chroniques du 20 septembre   Jeu 20 Sep - 9:25

Précision pour le 19 septembre 1980 : décès du général Martial Valin. Le général Valin était Compagnon de la Libération. Sa notice biographique détaillée peut être consultée dans le Dictionnaire des Français du ciel  de l’Académie nationale de l'air et de l'espace comme celle d’ailleurs de bon nombre d’aviateurs.
Merci au général Lucien Robineau.

20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable - à proximité du village de Chaux-des-Crottenay).
Après l’éprouvante bataille de Gergovie durant laquelle il malmène les troupes de César, Vercingétorix commet l’erreur de se retrancher sur le point haut d’Alésia (oppidum en Côte d’or) avec ses 92 000 hommes. César ne disposant que de 70 000 fantassins (10 légions) et de 10 000 cavaliers germains ne peut donner l’assaut et met donc le siège au camp retranché gaulois qui finit par manquer de vivres. Vercingétorix tente de sortir du piège mais est contenu par les savantes défenses intérieures érigées par César (16 km de fossés et palissades - contrevallations). L’armée gauloise de secours (240 000 hommes !) ne parvient pas à profiter de sa supériorité numérique et fuit finalement devant les cavaliers germains après s’être épuisé contre le périmètre de défense extérieur (21 km de circonvallations). La maîtrise de la poliorcétique par César et la discipline des troupes romaines ont compensé leur faiblesse numérique. Vercingétorix décide de se rendre à César. Trois siècles de paix relative débutent en Gaule romaine.

20 septembre 1187 : début du siège de Jérusalem par Saladin.
Vaincus à Hattin (3 juillet), les Croisés ne vont résister au siège de Saladin que quelques semaines. La ville se rend le 2 octobre.

20 septembre 1565 : massacre des Huguenots du Fort Caroline (Floride – États-Unis).
Sous l’impulsion de l'amiral Gaspard de Coligny, une petite colonie protestante française est fondée au nord de la Floride espagnole. Cependant, Philippe II ordonne de chasser tout intrus de cette province. Défendu par 200 à 250 colons, le fort est rapidement submergé par l’ennemi et tous les prisonniers massacrés, sauf 50 femmes et enfants. Cette tragédie met fin à la présence française dans cette partie des futurs États-Unis jusqu’à la reprise de Pensacola en 1719 (abandonnée en 1726).

20 septembre 1792 : bataille de Valmy.
Les généraux Kellermann et Dumouriez obligent le duc de Brunswick à se replier contre toute attente. En effet, les troupes aguerries de l'ennemi auraient dû, en toute logique, bousculer les Français et gagner Paris. La bataille se limite donc à un échange d’artilleries relativement peu meurtrier. L'enthousiasme patriotique des français suscité par la bravoure de Kellermann, la dysenterie chez les austro-prussiens et l'artillerie récente créée par Gribeauval peuvent, entre autres raisons, expliquer la retraite des troupes venues au secours de la monarchie française. Elle est devenue le symbole de la victoire obtenue par le sursaut des citoyens prenant les armes.

20 septembre 1854 : bataille de l'Alma (Guerre de Crimée).
Les franco-britanniques à peine débarqués à Eupatoria sont attaqués par les troupes de Menchikov au niveau de la rivière Alma. Bien qu'en infériorité numérique, les zouaves, coloniaux  et légionnaires français ainsi que l'infanterie britannique, mettent en déroute les Russes. La statue du Zouave sous le pont de l'Alma à Paris rend hommage à la bravoure des zouaves qui lors de la bataille se sont particulièrement bien comportés. Les drapeaux des 3e, 7e et 9e RIMa portent l’inscription Alma.

20 septembre 1979 : opération Barracuda (Centrafrique).
Une intervention française provoque la chute de Bokassa 1er et la fin de son régime.

20 septembre  1984 : attentat à l’ambassade américaine de Beyrouth (Liban).
Une voiture piégée percute une installation diplomatique tuant 24 personnes dont l’ambassadeur américain.
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MessageSujet: chroniques du 21 septembre   Ven 21 Sep - 9:08

ERRATUM pour le 20 septembre 52 (avant Jésus Christ) : reddition de Vercingétorix à Alésia (date probable. Quant au lieu de la bataille, les archéologues débattent encore ; il serait soit à proximité du village de Chaux-des-Crotenay dans le Jura soit à Alise Ste Reine en Côte-d’Or).
Merci aux lecteurs représentant ces deux thèses pour leur vigilance et à ceux que la Chronique reprend ici dans l’ERRATUM pour leur prudence.

21 septembre 1589 : combat d'Arques (Normandie).
Le bientôt, roi de France Henri IV, repousse les assauts des ligueurs catholiques. Il ne doit cependant sa victoire qu’au débarquement de renforts anglais et écossais dépêchés par Elisabeth I pour lui prêter main forte.

21 septembre 1711 : Duguay Trouin prend Rio de Janeiro (Brésil).
À la tête d’une escadre de sept vaisseaux (financée par un groupe d'armateurs malouins et par le comte de Toulouse), le corsaire Duguay-Trouin force la rade de Rio de Janeiro, fermée par un goulet plus étroit que celui de Brest et protégée par sept vaisseaux portugais. À l’issue d’un débarquement appuyé par ses navires, ses 3 200 hommes de troupe s’emparent des sept forts défendant la rade, pourtant tenus par 12 000 soldats. La ville de Rio est prise le 21 septembre puis rançonnée ; 5 navires de guerre et 60 marchands sont pris ou détruits. Cet exploit, durant la guerre de succession d’Espagne, parmi les plus extraordinaires de la marine à voiles marque la fin de la vie embarquée d’un des plus incroyables marins français. Il servira encore la marine avec le grade de Lieutenant général de la Marine, commandant successivement la Marine à Saint-Malo, la Marine à Brest, puis l'escadre pour le Levant et enfin le port de Toulon.
À noter, concernant le retour de l’expédition de Rio : la moitié du butin (soit 700 kilos d’or) disparait lors d’une tempête au large des Açores pendant le voyage retour.

21 septembre 1792 : abolition de la monarchie française par la Convention

21 septembre 1793 : bataille de Montaigu (guerre de Vendée).
Les révoltés vendéens infligent une sévère défaite aux Républicains.

21 septembre 1796 : mort du général Marceau

21 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris).
Le régime monarchique restauré depuis 1815, s'inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l'abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45e RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n'ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

21 septembre 1860 : bataille de Palikao (Chine).
La France et la Grande Bretagne voulant s'ouvrir le marché chinois, ont envoyé un corps expéditionnaire de 5000 hommes commandés par les généraux Grant et Cousin-Montauban qui marche vers Pékin. Le fort de Ta Kou à l’embouchure du Pei Ho est tombé le 21/08 dernier.  A Palikao, les Chinois lancent plus de 40 000 soldats contre les Franco-britanniques qui ne rompent pas les lignes et obligent même l'assaillant à se replier. La combattivité et le nombre des Chinois ne peuvent pas grand-chose contre la discipline et l'armement moderne des Européens. C’est le 2e bataillon de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao. Ces derniers ne déplorent que 5 tués alors que les Chinois perdent 1 200 hommes. Le général Cousin-Montauban est fait comte de Palikao par Napoléon III.
L'Empereur Xiangfan s'enfuit lorsque les européens entrent dans Pékin, le 12 octobre. Le palais d’été est malheureusement mis à sac, sur ordre de Lord Elgin.
La destruction du palais d'Été reste, dans l'optique chinoise, la preuve de la barbarie occidentale ; il faut comprendre que sa destruction et son pillage ne pourraient se comparer qu'avec celles du Louvre et de Versailles combinées.

21 septembre 1918 : prise de Naplouse (actuelle Palestine).
Durant la bataille de Megiddo (16 – 21 septembre), le détachement français de Palestine et Syrie (DFPS) commandé par le colonel de Pieppape et constitué principalement d’unités des 4e Chasseurs d’Afrique, 1er Spahis, d’éléments de la Légion d’Orient et de tirailleurs algériens fait une brèche de 25 km de large dans le front et sur 8 km de profondeur prenant Naplouse et 2400 prisonniers ottomans. Cette victoire s’inscrit dans la vaste opération que le général britannique Allenby a entrepris contre le général allemand Liman von Sanders (commandant 3 armées turques) pour repousser les Ottomans vers le Nord-Est et finalement prendre Damas (1er octobre).
Le 4e chasseurs actuel (4e RCh) a la garde de l’étendard du 4e RCA (dissous après la guerre d’Algérie) et il est autorisé à porter (par DM de 1971 signée du gal de Boissieu) la fourragère CG 14-18 attribuée au 4e RCA.
À noter aussi la belle coordination des actions de sabotage du colonel T.E Lawrence sur les lignes ferroviaires (qui auraient pu permettre un repli général) et les bombardements des flottes britannique et française (CA Varney) sur les troupes ottomanes du littoral (et débouchant sur la conquête de Beyrouth).

21 septembre 1931 : les Japonais occupent la Mandchourie.
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MessageSujet: chroniques du 22 septembre   Sam 22 Sep - 9:27

22 septembre 302 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle).
Saint-Maurice d'Agaune est le patron de l'infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités.
L’école de l’infanterie est située à Draguignan sur le site des Écoles militaires de Draguignan (EMD).
Lire Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon.

22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque.
Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697), Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brulots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.

22 septembre 1792 : proclamation de la République (Paris).
Un décret de la Convention stipule qu'à compter de ce jour les actes publics seront datés « de l'an un de la république ». La Première République française est née.
Durant l’Exposition universelle de Paris (14 avril – 12 novembre), les Maires de France sont invités par Émile Loubet, président de la République et Waldeck-Rousseau, président du Conseil. 20 777 maires répondent à l'invitation. 7 km de tables sont dressés. La date est choisie pour commémorer la proclamation de la République.

22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française).
Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’île et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon. L’utilité de l’acte du CNE Destremau ne sera reconnue officiellement qu’au cours des années 20.

22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord).
Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l'amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.

22 septembre 1914 : mort d’Alain-Fournier (Bois de Saint Rémy).
Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable le grand Meaulnes.

22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège).
Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible (opération souce). Seulement 2 d’entre-deux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois

22 septembre 1945 : le général Patton s'interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne.
Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l'Allemagne n'est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre États-Unis et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises. Eisenhower le relève de son commandement.

22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak.
Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.

22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont).
Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont.
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MessageSujet: chroniques du 24 septembre   Hier à 9:16

24 septembre 1853 : les Français prennent possession de la Nouvelle-Calédonie.
Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Février-Despointe déclare françaises ces îles découvertes par James Cook en 1774. Elles servent de bagne à la métropole, accueillent des Alsaciens et des Lorrains après la défaite de 1871 et deviennent un des principaux centre de production de nickel. Les années 1980 voient se détériorer les relations entre Kanaks et Caldoches au point que la date du 24 septembre est considérée par certains Kanaks comme un jour de deuil. L'affaire de la grotte d'Ouvéa en 1988 a conduit aux accords de Matignon qui instaurent un processus de transfert de compétences. Un nouveau référendum pour l'autodétermination aura lieu à partir de 2018.

24 septembre 1877 : bataille de Shiroyama (Japon).
En ouvrant le Japon aux Occidentaux (1870) et à leur technologie, l'Empereur Meiji sacrifie les Samouraïs qui l'avaient pourtant porté au pouvoir (1866) en faisant s'affronter deux cultures aux antipodes l'une de l'autre. Noblesse guerrière coûteuse pour le budget de l'État et symbolisant un passé féodal que le pouvoir sent comme un frein au développement, la caste des Samouraïs n'accepte pas de perdre ses privilèges (port du sabre par ex). Beaucoup d'entre eux (15 000) rejoignent l'ex-ministre de la guerre Saigo Takamuri dans son combat « pour l'honneur ».
Takamuri est curieusement à l’origine l’un des artisans de l'ouverture du Japon, mais se persuadant qu'elle est incompatible avec la voie du guerrier (Bushido), il s’y oppose dans un combat qu'il sait vain, mais estime honorifique. Après une série de combats qui ne lui laissent plus que 400 hommes, il est encerclé sur la colline de Shiroyama le 24 septembre1877 par 30 000 impériaux équipés d'artillerie et fusils.
Le film Le dernier Samouraï (2003) qui prend des libertés d’un point de vue historique, montre bien l’esprit « kamikaze » de cette rébellion. Cet esprit causera bien des pertes aux Américains durant la guerre du Pacifique. La liberté historique est de taille puisque l’officier instructeur se mettant au service des Samouraïs est en fait le capitaine Jules Brunet (polytechnicien et artilleur français).

24 septembre 1914 : Genevoix est blessé (Les Éparges).
Le sous-lieutenant Maurice Genevoix est blessé au ventre et se croit mort avant de réaliser que la balle a été déviée par un bouton de sa capote. La description qu’il fait de cet instant dans La mort de près est saisissante. 7 mois plus tard, ce sont 3 balles qui l’atteignent et cette fois le blessent très grièvement.

24 septembre 1957 : arrestation de Yacef Saadi (Alger).
Ayant décidé la reprise des attentats en ville, le nouveau chef de la ZAA (Zone autonome d'Alger) veut enrayer les succès remportés par les parachutistes de Massu. La première bataille d'Alger s'est  en effet achevée par l'arrestation de Larbi Ben M'Hidi mais est déjà entachée des accusations de torture. Massu opte alors pour la technique de l'infiltration-intoxication : le colonel Godard aidé des capitaines Léger et Sirvent, spécialistes de la guerre insurrectionnelle, parvient à démanteler la ZAA et notamment à arrêter son chef, Yacef Saadi.
C’est le LCL Jeanpierre qui avec une compagnie du 1er BEP capture Saadi. Avant de se rendre, Yacef Saadi lance une grenade blessant Jeanpierre et l’adjudant Tasnady qui sont évacués. Criblé d’éclats sur tout le côté gauche, de la tête à la jambe, Jeanpierre est hospitalisé à l’hôpital militaire Maillot. Il en sort le 12 octobre et bénéficie d’une permission de convalescence de 15 jours.
Lire de Daniel Sornat, Lieutenant-colonel Jeanpierre, Vies et mort d’un grand légionnaire.

24 septembre 1970 : retour sur Terre de Luna 16.
La course à l'exploration de la Lune a été fortement stimulée par la Guerre Froide. La sonde automatique soviétique ramène sur Terre des échantillons lunaires après plusieurs échecs qui ont laissé le temps aux missions américaines Appolo 11 et 12 de ramener des roches lunaires un an plus tôt.

24 septembre 1982 : arrivée de la FMSB à Beyrouth (Liban).
À la suite des massacres de Sabra et Chatila, commis quelques jours plus tôt, la FMSB (force multinationale de sécurité à Beyrouth) est dépêchée en urgence au Liban.
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MessageSujet: chroniques du 25 septembre   Aujourd'hui à 8:38

25 septembre 1513 : découverte du Pacifique (actuel Panama).
Le conquistador espagnol Vasco Nunez de Balboa conduit une expédition à pied à travers l'actuel Panama et découvre l’Océan Pacifique qu’il baptise alors Mer du Sud.

25-26 septembre 1799 : bataille de Zurich (Suisse).
Alors que Bonaparte est « prisonnier » de sa conquête en Égypte, le général Massena, futur duc de Rivoli, prince d'Essling et maréchal d'empire, sauve la France de l'invasion en contraignant les forces austro-russes à la retraite lors de la bataille de Zürich. Invaincu jusque-là, le général russe Souvorov ne se remettra pas de cette déconvenue : aussitôt démis de ses fonctions, il mourra peu après dans la disgrâce.

25 septembre 1845 : bataille de Sidi Brahim (Algérie).
Le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards, soit au total 450 hommes attaquent, sur ordres mais inconsidérément, les 6000 hommes d'Abd el Kader.
Les 82 Français survivant à l'assaut se replient dans un marabout où ils résistent héroïquement à l'ennemi pendant deux jours. À bout de munitions et vivres, ils chargent à la baïonnette et 16 d'entre eux parviennent à enfoncer les défenses d'Abd el Kader, le troisième jour.
Seuls 11 chasseurs survivent.
Le courage, l'endurance et la combattivité de ces hommes ont marqué l'armée française dans son ensemble.
Le mémorial des Chasseurs est situé depuis 1965 au Château de Vincennes, dans les murs du Service historique de la Défense (SHD).

25 septembre 1997 : retraite du Clemenceau.
Après 38 années de service, le porte-avions Clemenceau est retiré du service actif. Il totalise 77 562 appontages.
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