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 ANVIL-DRAGOON DEBARQUEMENT DE PROVENCE

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MessageSujet: ANVIL-DRAGOON DEBARQUEMENT DE PROVENCE   Sam 25 Fév - 22:46

La situation en France avant le débarquement de Provence

Arrivés sur les côtes du Sud de la France en novembre 1942, les occupants s’étaient hâtés d’en organiser la défense. En rien comparable à la puissance défensive du Mur de l’Atlantique, un dispositif de défense, sans aucune profondeur, mais qui s’étendait de Menton à Perpignan fut néanmoins réalisé. En plus des deux secteurs fortifiés de Toulon et de Marseille il y avait de nombreux emplacements de batteries d’artillerie avec des pièces de gros calibres dont celles de Saint-Mandrier qui portaient à 35 kilomètres..., des nids de mitrailleuses, des blockhaus, des tranchées, des champs de mines. A coup d’explosifs, des maisons du bord de mer furent détruites, des bois de pins parasols rasés pour dégager les champs de tir...

A la veille du débarquement du 15 août, la XIXe Armée allemande du général Wiese, dont le poste de commandement est à Avignon compte 250 000 hommes après les incessantes ponctions opérées au profit du front de Normandie. Un corps d’armée est étalé entre Menton et Marseille soit environ 100 kilomètres de secteur par division. Les réserves sont très insuffisantes : une division blindée, la 110 Panzer arrivée en renfort la veille du 15 et deux divisions d’infanterie L’aviation est réduite à 150 appareils. Quant à la Kriegsmarine, elle vient de perdre 4 sous-marins sur les 8 qui restaient à Toulon. Elle a encore 6 torpilleurs, quelques vedettes lance-torpilles et 15 patrouilleurs.

    Le Haut Commandement allemand hésite sur la conduite à tenir, il semble qu’un plan de "décrochage" général en France ait été écarté au profit de la "résistance par tous les moyens" sur les côtes du midi de la France. L’imminence d’un débarquement, en raison du retrait des divisions US et françaises du front d’Italie ne lui a d’ailleurs pas échappé. Mais avec peu de moyens de reconnaissances et de renseignements, il lui est difficile d’en préciser le lieu Riviera italienne ? ou française ? Pourtant deux appareils de la Luftwaffe ont signalé deux grands convois au sud d’Ajaccio près du Cap Senetose. Leurs agents de renseignements donnent le 15 août comme date du jour J.

  Le Var est couvert depuis de longs mois par de nombreux réseaux et mouvements. Des groupes de résistance existent dans presque toutes les localités. Quelques maquis (AS et FTP) stationnent dans le nord du département. L’ensemble est soumis à l’autorité du Comité Départemental de la Libération. Créé par Henri Sarie, futur préfet du département, présidé par Frank Arnal, il est l’un des premiers de France. Sous ses ordres, combattent les FFI dirigés par le Capitaine Salvatori.

Ce dispositif s’est mobilisé le 6 juin, conformément aux ordres reçus et dans l’attente d’un débarquement que l’on pensait imminent sur nos côtes. Près de 500 FFI de la région toulonnaise sont rassemblés au nord de la ville, dans le maquis de Siou Blanc, préparé de longue date par Salvatori et le CDL (Louis Picoche, chef du Service maquis, Amigas, secrétaire des MUR, le Dr. Lagier). En l’absence de parachutages et de débarquement, menacés par l’attaque que les Allemands préparent, les résistants reçoivent l’ordre de dispersion, mais 11 d’entre eux seront tués ou fusillés et plusieurs responsables arrêtés.

Pourchassés, en butte à une répression sévère qui les a partiellement désorganisés, les résistants viennent de vivre les semaines les plus longues, parfois les plus tragiques de la guerre.

Dans ce combat, le rôle des réseaux de Renseignement est trop souvent oublié. Dépendant de divers services français et étrangers, ils ont permis de suivre avec précision l’évolution de l’ordre de bataille ennemi et l’avancement des travaux de défense. Dans la nuit du 14 ou 15 août 1944, les Commandos d’Afrique du colonel Bouvet submergent les défenses allemandes au Cap Nègre et au Rayol Canadel. De leur côté les Spécial Service Forces américaines investissent les îles de Port-Cros et du Levant. Malheureusement le Groupe Naval d’Assaut qui a abordé là côte près d’Anthéor est décimé dans un champ de mines, tout récemment posé.

Pendant ce temps, la division aéroportée américaine du général Frederick est larguée dans la plaine du Muy ; elle s’empare de ses objectifs puis vient en aide aux FFI qui ont libéré Draguignan. Par suite d’une erreur qui va se révéler bénéfique, plusieurs sticks de parachutistes sautent près de Saint-Tropez pour enlever de haute lutte une batterie de DCA et deux batteries de côte avant de participer à la libération de la cité du Bailli de Suffren. Au lever du jour, après un intense bombardement aérien et naval, le VIème Corps U.S. du général Truscott avec le Combat Command français du général Sudre (1ère DB) prend pied sur les plages entre Pampelonne et Anthéor. Le débarquement prévu à Fréjus a été annulé
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MessageSujet: ANVIL DRAGOON – Débarquement de Provence   Sam 25 Fév - 22:47

ANVIL DRAGOON – Débarquement de Provence

Dans la nuit du 14 ou 15 août 1944, les Commandos d’Afrique du colonel Bouvet submergent les défenses allemandes au Cap Nègre et au Rayol Canadel. De leur côté les Spécial Service Forces américaines investissent les îles de Port-Cros et du Levant. Malheureusement le Groupe Naval d’Assaut qui a abordé là côte près d’Anthéor est décimé dans un champ de mines, tout récemment posé.

Pendant ce temps, la division aéroportée américaine du général Frederick est larguée dans la plaine du Muy ; elle s’empare de ses objectifs puis vient en aide aux FFI qui ont libéré Draguignan. Par suite d’une erreur qui va se révéler bénéfique, plusieurs sticks de parachutistes sautent près de Saint-Tropez pour enlever de haute lutte une batterie de DCA et deux batteries de côte avant de participer à la libération de la cité du Bailli de Suffren. Au lever du jour, après un intense bombardement aérien et naval, le VIème Corps U.S. du général Truscott avec le Combat Command français du général Sudre (1ère DB) prend pied sur les plages entre Pampelonne et Anthéor. Le débarquement prévu à Fréjus a été annulé en raison d’une forte résistance et les unités aussitôt réparties entre les autres plages. Au soir du 15, deux têtes de pont sont solidement tenues de part et d’autre de l’embouchure de l’Argens. Elles se rejoindront le lendemain.

A partir de là, les trois divisions américaines - la 3ème, la 36ème et la 45ème- et la Task Force de Buttler fonceront vers l’ouest et le nord alors que le Combat Command I de Sudre prend le Luc le 17, file vers Carcès, Saint-Maximin, puis rejoint les hommes de de Lattre qui ont relevé la 3ème division U.S dans la vallée du Gapeau.

Dans l’esprit des dirigeants alliés et de leurs chefs militaires l’offensive principale contre la forteresse Europe", c’est évidemment le débarquement de Normandie. Aussi le général américain Eisenhower, commandant suprême des forces alliées en assure personnellement la direction. Au départ, Overlord - c’est son nom de code - l’emporte largement par son impact psychologique et l’importance des moyens engagés sur Dragoon. Ce débarquement en Provence apparaît comme une opération complémentaire ; son commandant en chef est le général Anglais Sir Maitland Wilson. Il n’interviendra guère dans la bataille, accordant une large délégation à son commandant des forces terrestres, le général américain Patch, lui-même commandant la 7ème Armée US et auquel le général de Lattre de Tassigny qui commande la 1ère Armée Française est subordonné. Mais,  de Lattre, dans une chevauchée irrésistible, va transformer Dragoon en action déterminante pour la libération d’une grande partie de la France. Les plans alliés donnaient à de Lattre un mois pour s’emparer de Toulon (à J + 20) puis de Marseille. Ces deux villes seront libérées simultanément en moins de deux semaines. Mieux encore, le 3 septembre, les Français seront à Lyon et leur avance foudroyante obligera l’ennemi à évacuer précipitamment ses forces stationnées à l’Ouest du Rhône et au Sud de la Loire.

En vérité, cette victoire en Provence permise par le débarquement des Alliés et l’action des résistants de l’intérieur est l’œuvre d’un homme, de Lattre, mais aussi d’une multitude. Sous ses ordres, ses artisans furent les vétérans des campagnes d’Erythrée, de Libye, de Tunisie et d’Italie de la 1ère Division Française Libre, celle qui n’avait jamais cessé de se battre, les Français d’Afrique du Nord de la 3e Division d’Infanterie Algérienne, auréolés comme leurs camarades musulmans de la gloire conquise en Tunisie et en Italie sous les ordres du général Juin, les marsouins de la 9e Division d’infanterie Coloniale, héros de l’extraordinaire épopée de 1’Ile d’Elbe, les commandos du Bataillon de Choc, libérateurs de la Corse et qui à 1’Ile d’Elbe avaient encloué des canons comme sous l’Empire, les Commandos d’Afrique et le Groupe Naval d’Assaut, démons de l’aube, premiers à débarquer, tous des super-volontaires, évadés de France pour la plupart et qui avaient risqué mort et tortures pour avoir le droit de se faire tuer... A leurs côtés, luttèrent les combattants de l’ombre, descendus de leur maquis ou simplement sortis de leur domicile avec un brassard à Croix de Lorraine pour uniforme, un armement souvent dérisoire mais avec la foi qui soulève les montagnes.

A la fin des hostilités, la 1ère armée française peut se vanter d'avoir libéré un tiers du sol national, occupé 50 000 km2 du territoire allemand et fait 250 000 prisonniers. Elle compte 14 000 tués et 42 000 blessés.
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