ARCHE DES COMBATTANTS


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 KRIEGSMARINE - UNITES K

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BUFFY1
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MessageSujet: KRIEGSMARINE - UNITES K   Dim 26 Fév - 0:03

KRIEGSMARINE – UNITES K

HOMMES K – Marine Einsatz Kommando – IIIème Reich

Groupe des engins d’assaut de la Kriegsmarine - (Kommando der Kleinkampfmittel der Kriegsmarine)

Le 18 décembre 1941, les « torpilles humaines » de la Decima MAS, pénètrent dans le port d’Alexandrie, pour torpiller les cuirassés britanniques Queen Elisabeth et Valiant qui sont gravement avariés, et mis hors de combat pour les opérations de guerre en Méditerranée.

Le 22 septembre 1943, deux sous marins de poche émergent à côté du Tirpitz mouillé dans l’Alta Fjord (opération Source). Quelques minutes après, alors que les marins anglais sont interrogés, les mines déposées sous la quille du géant, explosent. Les dégâts seront tellement importants, qu’ils nécessiteront l’envoi sur place des moyens d’un demi-arsenal.

Cette audacieuse opération conduisit l’état major à créer une unité de commandos de la Kriegsmarine, qui seront désignés sous le vocable K-MANN.

LES HOMMES

Par un matin de décembre 1943, l’enseigne de vaisseau Hans-Friedrich Prinzhorn quitte précipitamment son poste d’instructeur de l’école de DCA pour rejoindre le port d’Heiligenhafen. Début 1944, en quelques jours, voire en quelques heures on fit rappliquer de tous les secteurs allemands, des hommes dont les qualités au combat présageaient qu’ils seraient aptes à servir dans cette nouvelle unité. Une trentaine d’officiers et de marins de tous grades vont se retrouver réunis à Heiligenhafen. Ils vont constituer la cellule originelle des engins d’assaut allemands. Ils sont logés dans  un baraquement minable qui ressemble plus à un poulailler qu’au foyer d’où devait sortir les futurs hommes K. Le temps passant, les recrues affluant, on lui adjoignit une caserne d’artillerie vide. Leur chef, le lieutenant de vaisseau Obladen va les mettre rapidement au courant de ce que l’on attend d’eux.

Ils vont former des groupes d’assaut  particulièrement offensifs. L’amiral Heye chef d’Etat-major de la Flotte qui est l’inventeur allemand de cette unité, et qui en est le chef suprême, a choisi ces hommes selon des critères draconiens. Leur livret individuel doit être d’une pureté angélique, leur forme physique est parfaite, ils ont l’expérience du combat et ont été remarqué grâce à tout cela. Ils doivent surtout être volontaires pour s’engager dans cette unité qui va pratiquer une forme de guerre inconnue alors en Allemagne. Les volontaires vont prendre l’engagement d’observer le secret le plus absolu, de renoncer à toute sortie ou permission, de rompre toutes leurs relations civiles, et de ne pas donner signe de vie à leurs proches pendant de longs mois, si la situation viendrait à l’exiger.

Ils vont subir un entraînement très rigoureux, dispensé par des instructeurs de l’infanterie et du génie en provenance du front russe. Ils vont avoir des professeurs de sport, de natation, de jiu-jitsu. On leur enseigna à conduire des camions, et à se servir de radios, puis des spécialistes des scaphandres autonomes. Des professeurs de langues étrangères vont les familiariser avec les expressions argotiques employées par les soldats alliés. On va traduire une foule de règlements britanniques relatifs aux commandos dont on s’était emparés lors du raid manqué de Dieppe.

Il fallu – et ce ne fut pas la partie la plus facile – de mouler tous ces hommes dans une seule unité. En effet dans toutes les marines du monde il existe un esprit de corps très fort. Les hommes sont des marins certes, mais ils sont des canonniers, des torpilleurs, des sous mariniers, des hommes des vedettes rapides etc…Rien n’attirait les marins dans cette aventure, mais tous enlevèrent leurs insignes de grade afin que tous fussent pareils.

L’entraînement était très diversifié. Par exemple les hommes faillirent « voler » un sous marin fortement gardé, ou devaient rapporter des objets présents dans des endroits fortement gardés. Naturellement ces entraînements vont donner aux hommes une confiance absolue en eux-mêmes, mêmes dans les situations les plus critiques. L’un d’eux, plus tard alors qu’il avait été mis en prison en Italie, par un officier étranger à son unité, fit tout simplement sauter la porte avec une charge qu’il transportait toujours sur lui, et prit la clef des champs.

Tous ces hommes menèrent leurs missions jusqu’au sacrifice suprême avec un esprit de corps que mêmes les commandos anglais et français devaient saluer. Des amitiés se sont même nouées après la guerre entre ex ennemis, car les souffrances endurées étaient le meilleur ciment de l’estime qu’ils se portaient.
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MessageSujet: MATERIEL - LE NEGER   Dim 26 Fév - 0:05

Le NEGER

Les alliés ayant débarqué en Normandie avec une maîtrise du ciel et sous marine presque totale, l’état major allemand n’avait plus qu’une solution de « rogner » les navires de guerre, et de transport en baie de Seine. Les hommes K furent requis et on sortit pour l’occasion une vieille invention qui n’avait pas connu de développement de ce genre. Les gens de la Decima MAS italienne ne transmettant pas leurs secrets à leurs alliés dans ce domaine, il fallut innover. L’ingénieur de marine Mohr eut une idée qu’il coucha sur le papier.

L’enseigne de vaisseau Hanno Krieg (dont le sous-marin vient d’être coulé en Italie) est convoqué chez « le lion », l’Amiral Doenitz qui vient de prendre le commandement de la Kriegsmarine. Il lui montre des plans. L’enseigne constate qu’il s’agit de deux torpilles ; l’une au dessous de l’autre, liées à l’avant et à l’arrière par deux supports. Un intervalle de 7 centimètres sépare les deux engins. Celle du dessous est une G7E torpille standard, propulsée électriquement. Celle du dessus est également une torpille de même modèle, mais elle présente un trou d’homme destiné à abriter un pilote qui sera mis à l’abri de la mer par une coupole en plexiglas. Les hommes vont chercher à nommer cet engin, aussi il leur vient à l’esprit « Ein-Mann-Torpedo », mais c’est trop long à prononcer. Ils cherchèrent une abréviation, et comme habituellement on donnait à une arme le nom de son inventeur, et qu’en l’occurrence celui-ci s’appelait Mohr (Maure), un technicien fit remarquer qu’un Maure c’est plutôt foncé de peau, et qu’il ressemble à un nègre. On en resta là ; cet engin fut baptisé « Neger » (nègre).

Ce Neger au grand désappointement des « capitaines », n’était pas un foudre de guerre en matière de vitesse. La vitesse nominale de la G7E était de 20 nœuds (37 km/h). On l’avait réduite à 9 nœuds pour accroître au maximum le rayon d’action. Toutefois on fit remarquer que la coupole fixée et rendue étanche à l’eau (donc à l’air), le pilote n’avait qu’environ deux heures d’air respirable, donc il fallait y adjoindre une bouteille d’air comprimé avec un ensemble de cartouches de soude pour éliminer le gaz carbonique. Tout ce matériel va prendre de la place, donc on retira une des deux batteries de 110 volts. La vitesse tomba à 4 nœuds avec 7 heures d’autonomie. Cette vitesse était atteinte sans la torpille du dessous. Celle-ci accouplée faisait tomber la vitesse à 3.2 nœuds (6 km/h).

La maîtrise de l’air des alliés étant totale, il était hors de question d’utiliser cet engin très lent de jour, donc son emploi ne pouvait qu’être nocturne. Enfin, cet engin ne pouvait être employé que contre le trafic côtier. Or, justement dans les régions où il devait être appelé à opérer, le flot et le jusant généraient des courants de 5 et 7 nœuds. Bien sûr ces courants pouvaient aider la progression (presque doubler la vitesse propre) si on les utilisait à bon escient d’où l’obligation de calculer soigneusement son itinéraire et son horaire.

Au 22 mars 1944, les appareils de purification de l’air fournis par Draeger n’étaient toujours pas arrivés (ils arriveront le 24), et plusieurs pilotes faillirent perdre la vie par intoxication. Un pilote perdit la vie lorsqu’il lança la torpille d’entraînement, celle-ci se coinça et entraîna avec elle la porteuse. A l’époque les coupoles étaient fermées de l’extérieur, aussi les « capitaines » exigèrent qu’elles soient fermées de l’intérieur afin de pouvoir évacuer l’engin en cas de problème.

La tête du pilote «sortant » de la mer de 50 centimètres, sa vision vers l’avant était très réduite, aussi pour la visée deux tiges de fer (bien visibles sur la photo) devaient s’aligner sur le but. Il est clair qu’une telle visée empirique ne s’appliquait qu’à des buts immobiles, ou navigants très lentement.
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MessageSujet: LE MATERIEL - CANOTS EXPLOSIFS LINSEN   Dim 26 Fév - 0:07

CANOTS EXPLOSIFS « LINSEN » (Lentilles)

Ces canots explosifs furent développés longtemps avant que les hommes K ne s’y intéressent. Ils furent mis au point par les hommes du régiment « Brandenburg » sur le lac de Constance à Langenargen. Sur ce lac les embarcations s’étaient bien comportées, mais qu’en serait-il à la mer. Elles avaient été engagées en avril 1944 contre la tête de pont d’Anzio-Nettuno. L’échec avait été complet. Les petits canots en bois de sapin s’étaient montrés d’une endurance insuffisante, même par mer peu formée. Ils ne furent guère heureux de les transférer à la Kriegsmarine. Les hommes K vont se mettre à l’ouvrage pour amariner ces embarcations dans les eaux de la Manche.
Le capitaine de vaisseau Boehme avec son adjoint le lieutenant de vaisseau Kolbe, arrive au Havre le 10 juin 1944 avec une flottille de « lentilles » soit 10 canots de commandement et 20 canots explosifs. Toute l’équipe s’installe dans un vieux chantier de constructions navales sur un bras latéral de la Seine, bien abrité des attaques aériennes. Le 29 juin les embarcations – assurément les plus petites unités de la Kriegsmarine – se rassemblent dans un bassin du port pour attaquer dans la soirée.

Un problème se fait jour. Les réservoirs installés sur les canots ne leur donnent qu’une autonomie de 20 nautiques (37km). On installe
en toute hâte des réservoirs supplémentaires mais c’est encore insuffisant. Alors les chefs décident de faire remorquer la nichée de canetons par un dragueur de mines sur la plus grande partie du parcours.

Lors des contrôles des circuits électriques d’allumage de la charge, un homme K oublie d’isoler les contacts, et son canot explose tuant 5 hommes et coulant un dragueur de mines.

Plus tard, à la nuit faite, quelques dragueurs remorquant chacun quatre à cinq « lentilles » embouque les passes du port. Ils doivent les conduire jusqu’à l’embouchure de l’Orne. A peine sortis du port, les dragueurs augmentant leur vitesse les « lentilles » vont subir de telles avaries, que leurs équipages devront les abandonner. Sur les huit sections sorties du Havre, seules  deux arrivent à bon port. La nuit est brumeuse, la visibilité quasi nulle et la mer force 3 malmenaient les fragiles canots. Aux premières lueurs de l’aube, ils s’en retournent vers la côte allemande. Les marins jurent comme des cap-horniers, trouvant l’expérience amère. Mais pouvait-il en être autrement avec des engins inventés, mis au point par des « biffins » et de plus expérimentés sur un lac. Tout était à reprendre.

En quatre semaines l’Unité K entreprend de fabriquer ses propres canots en s’inspirant des plans d’origine mais en leur donnant la tenue de mer nécessaire.

Pendant que les chantiers construisent leurs nouvelles embarcations les hommes K vont s’entraîner dans l’embouchure de la Trave, afin de mettre au point les procédures d’emploi du système d’armes.

Une section va s’approcher du mouillage présumé des navires ennemis à 12 nœuds (moteur au ralenti). Deux des embarcations munies de la charge explosive auront chacune un pilote, la troisième est constituée en canot de commandement. Cette embarcation emporte son pilote plus deux pilotes de canots explosifs. Le pilote de cette embarcation exerce le commandement de la section.

Les trois embarcations vont naviguer en formation très serrée jusqu’à ce qu’elles découvrent l’ennemi. Le canot de commandement s’écarte de la route suivie par les deux canots explosifs. Au signal (feu clignotant masqué) les deux pilotes mettent plein gaz, puis de toute la puissance de leur Ford V8 de 3.6 litres vont foncer vers leur objectif. Le pilote reste un moment à bord pour vérifier que le canot est dans la bonne direction, allume les feux de repérage - un vert à l’avant et un rouge à l’arrière -, puis saute à l’eau et surnage à l’aide de sa ceinture de sauvetage en attendant que le canot de commandement vienne le repêcher. Sa lampe torche étanche à éclat bleuté aide le canot de commandement à le localiser.

A ce stade les deux hommes embarqués sur le canot de commandement prennent le relais. En alignant   le feu rouge de l’arrière sur le feu vert de l’avant, le pilote va diriger le canot sur l’objectif en utilisant un boîtier de télécommande à ondes ultra courtes. Chaque téléguideur utilise une fréquence différente. A ce propos, les hommes K utilisent un boîtier qui a fait ses preuves, puisque c’est le même boîtier qui téléguidait les « Goliath » anti-tank de Normandie.

Il peut téléguider le canot à l’aide de 7 commandes
1. gouvernail à droite
2. gouvernail à gauche
3. stopper le moteur
4. lancer le moteur
5. diminuer la vitesse
6. augmenter la vitesse
7. faire exploser l’embarcation au cas où elle manque le but (autodestruction)

Si le canot explosif est bien dirigé il va percuter le navire visé. Une rampe métallique tenue par des ressorts hélicoïdaux s’étend à 15 cm en avant du can supérieur. Lors du choc les ressorts s’écrasent, et un mécanisme d’horlogerie met à feu un bourrelet d’explosif passé en double autour de l’avant du canot, qui coupe celui-ci en deux. La partie arrière alourdie par le moteur et la charge de guerre coule aussitôt. La charge explose dans un délai de 2.5 à 7 secondes contre la coque ou sous la quille et produit l’effet d’une grosse mine.
Le but coulé, les deux pilotes repêchés, l’embarcation de commandement s’enfuit de toute la puissance de son moteur à 42 nœuds.
C’est bien sûr autre chose que les 9 nœuds pleins pots du Neger.  



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MessageSujet: LE MATERIEL - SUBMERSIBLE CASTOR   Dim 26 Fév - 0:09

Le submersible BIBER (Castor)

Improprement appelé « sous-marin nain » le Biber n’aurait jamais vu le jour sans l’énergie de son « père », l’ancien commandant de dragueur de mines, le capitaine de corvette Hans Bartels. Cet engin ne fut pas conçu sur une planche à dessin, mais construit directement à partir d’un croquis, et selon les indications du CC Bartels.

Le 4 février 1944, le commandant Bartels est décoré de la croix de chevalier pour un exploit en Norvège. Sans s’attarder, il s’engage dans l’Unité K en compagnie de son second le lieutenant de vaisseau Obladen. Tous deux vont visiter le directeur des chantiers navals Flender à Lübeck, et lui soumettent leur idée. L’affaire est conclue le 9 février. Quinze jours plus tard, le 13 février, des spécialistes commencent la construction d’un premier modèle baptisé « Adam » et l’achèvent le 15 mars. Le 18, Bartels essaie l’engin personnellement. L’engin lors de sa prise de plongée, coule, et ne peut être ramené à la surface par ses propres moyens. Bartels se servant de son système de sauvetage évacue, puis le fait repêcher pour y faire apporter les modifications nécessaires. L’engin modifié est présenté le 29 mars au chef de la Marine. Cette fois-ci il plonge, et refait surface correctement. L’ « Adam » devient l’ancêtre d’une famille qui comptera 325 membres. D’une longueur de 8 mètres et d’un diamètre de 98 centimètres, il possède une coque aux lignes carénées. Vers le centre s’élève un petit kiosque, surmonté d’un périscope fixe d’1.50 m, sortant de l’eau d’une hauteur de 52 centimètres. Il s’agit comme on le voit d’un submersible miniature. Il est équipé d’un compas, et d’un schnorchel assurant l’arrivée d’air frais à l’intérieur.

A l’intérieur trois compartiments, dont la rigidité est constituée par des couples plus quatre cloisons transversales. L’avant de la première cloison comprend le ballast avant, entre la première et la seconde se trouve le poste principal (le poste central). Le pilote y est assis, la tête débordant dans le kiosque minuscule, dont le panneau représente l’unique voie d’entrée et de sortie. Toutes les commandes du Biber sont groupées dans cet espace. Ce n’est pas tout, car dans cet espace exigu on trouve les bouteilles d’air comprimé pour la chasse des ballasts, une bouteille d’oxygène, et tout l’appareillage permettant la purification de l’air, les accumulateurs, les réservoirs et les canalisations de carburant (essence) destinés au fonctionnement du moteur. Celui-ci, un moteur Opel de six cylindres de 2.5 litres est placé entre la deuxième et la troisième cloison. Derrière celle-ci se trouve le moteur électrique. Tout à l’arrière se trouve le ballast arrière.
La cohabitation d’un moteur à essence dans un espace confiné est plutôt dangereuse lorsqu’il y a un moteur électrique et des batteries, mais il est impossible de trouver un moteur diesel de petites dimensions. Aux essais il apparut qu’au bout d’un certain temps, les gaz d’échappements finissaient par intoxiquer le pilote. On dut cloîtrer le moteur dans un compartiment étanche avec une soupape de non retour pour l’air qui arrivait dans le poste par le schnorchel. Le pilote de Biber était entouré de dangers à l’intérieur même de son engin. Ces engins furent essayés la première fois au départ de Fécamp, puis le front reculant, ils agirent au départ de Rotterdam pour agir contre le trafic dans l’Escaut.

Une anecdote concerne le caractère du capitaine de corvette H. Bartels. Alors qu’il ramène sa colonne motorisée en Allemagne en provenance de Fécamp qu’il a du abandonner, il vient buter sur un barrage tenu par des SS de la police en campagne. Ses hommes quoique de la Marine sont en tenue feldgrau. Bartels qui est muni d’un sauf conduit signé du grand amiral Doenitz, le présente au SS, qui lui demande avec arrogance pourquoi il tourne le dos à l’ennemi. La situation s’envenimant, un officier de police accourt, lit le sauf conduit, mais déclare à Bartels qu’il ne peut déroger à ses ordres. Celui-ci donne rapidement à voix basse quelques instructions à ses hommes. De la colonne sort un camion portant un quadruple de 20 mm anti aérien qui s’approche du barrage. Les tubes pivotent, et une rafale s’abat dans buissons du bord de la route, puis se braquent sur les SS médusés. Bartels dit froidement aux SS qu’il leur donne cinq minutes pour ouvrir ce barrage, sinon il sera au regret de donner l’ordre d’ouvrir le feu. Est-il besoin de dire qu’avant la fin du délai le barrage fut ouvert avec empressement.
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MessageSujet: LE MATERIEL - LE SEEHUND    Dim 26 Fév - 0:10

LE SEEHUND

Lorsque les commandos britanniques attaquent le Tirpitz au cours de l’opération “Source”, ils endommagent gravement le mastodonte mais perdent leurs engins. Le X6 et le X7 sont relevés par les Allemands. Le haut commandement de la Kriegsmarine ordonne une expertise de ces deux engins, et la construction version allemande. La première copie baptisée « Hecht » (Brochet) ne donne pas satisfaction, et des modifications importantes sont apportées à l’engin de base. Celles-ci donneront comme résultat un mini submersible qui va être une réussite technologique, compte tenu des moyens industriels déclinant de l’Allemagne nazie en ce début de 1944.
Les chantiers Germaniawerft de Kiel sortent en un temps étonnamment court, un engin de 12 m de long pour 1.50 m de diamètre. Il est surmonté d’un kiosque doté de hublots blindés offrant une vision frontale et latérale. Un schnorchel et un périscope complètent l’équipement. Le moteur à essence qui causait tant de problèmes avec le Biber, a été remplacé par un moteur diesel de camion Büssing de 60 cv. La propulsion en plongée est assurée par un moteur électrique de 25 cv, qui n’est autre que le moteur de la pompe d’assiette des sous marins normaux. Il a une vitesse assez basse mais bien meilleure que celle des Biber. Il affiche 7 nœuds en surface (13 km/h) et 3 nœuds en plongée (5.6 km/h). Monté par deux hommes il a une autonomie de 270 nautiques (500 kms) à 7 kt en surface et 63 nautiques (117 km) à 4 kt en plongée. Il déplace 17 tonnes en plongée, et est équipé de deux torpilles GE7 placées sur les flancs. 285 engins seront construits sur les 1.000 prévus. 138 seront envoyés en opération et 35 perdus.
Compte tenu de la maîtrise absolue du ciel par les avions alliés, il fallait un engin qui puisse plonger rapidement. Un sous marin de 500 tonnes pouvait disparaître en 27 secondes – ce qui était un record (il en fallait normalement 35 à 45) -, le Seehund pouvait plonger à 10 mètres en 5 secondes. Lorsque le pilote entamait sa plongée, le moteur diesel continuait à tourner jusqu’à 10 mètres – voire 15/17 m - en pompant l’air dans le sous marin, ce qui était possible, car les gaz d’échappement atteignaient une pression supérieure à 2 atmosphères. Le mécanicien devait donc fermer la soupape d’échappement avant d’atteindre 20 mètres. Cet engin échappait au repérage par radar, et était quasi invulnérable aux grenades sous marines du fait de sa faible surface. Le Seehund de l’enseigne Livonius essuya une attaque au cours de laquelle 76 grenades lui furent lancées, dont certaines très proches. Le Seehund fut chassé par les explosions à 60 mètres de profondeur, et lorsque les assaillants se furent retirés, il put faire surface et rentrer à bon port.
Le Seehund K.U.330 au départ d’Ijmuiden (Hollande) monté par l’enseigne de vaisseau de 2ème classe Klas Sparbrodt, et le second maître mécanicien Günther Janke qui patrouille aux alentours de la bouée repère de Dumpton repère un navire immobile. Il s’approche à immersion périscopique, évalue la distance de son but à 600 mètres, et lance une torpille qui explose après 80 secondes de course. Le but était donc à 850 mètres. Le navire coulé était le destroyer français « La Combattante » (ex-Haldon). Les Seehund coulèrent 120.000 tonnes de jauge brute au cours de 40 sorties de février à avril 1945.
La Marine Nationale française va recevoir au titre des dommages de guerre, 4 unités qui seront en service jusqu’en 1955.
Source
• Kemp, Paul (1999). Midget Submarines of the Second World War. Chatham Publishing.
• Bundesarchiv, Marine Einsatz Kommando der Kriegsmarine 1944-1945.

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