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 BIOGRAPHIE DE TITUS F. VESPASIEN

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BUFFY1
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MessageSujet: BIOGRAPHIE DE TITUS F. VESPASIEN   Dim 26 Fév - 11:40

TITUS F.VESPASIEN  (7-79 Apr. J.C.)

BIOGRAPHIE

Titus Flavius Vespasianius voit le jour à Réate en l’an 9 après J.C., d’un père publicain. Il est donc issu de la plèbe. Sous le principat de Caligula, il accède à l’édilité puis à la préture. Il commande une légion en Germanie, puis sous Claude, il part en Bretagne (Grande Bretagne), exercer un commandement, sous l’autorité de Aulius Plautus. Vespasien déteste ce pays pluvieux et brumeux, où l’on contracte rhumatismes et toux persistantes. Il n’aime pas davantage les peuplades Icènes peintes en bleu, qui adorent lire le futur de leur tribus, dans les entrailles des légionnaires qu’elles capturent. Mais en soldat de la république, il s’acquitte avec ponctualité et bon sens, de sa charge. Il sera bien le seul officier romain à essayer de comprendre, et d’apprécier les mœurs de ces sauvages. Il saura « retourner » avec son humour paysan, quelques druides pour enseigner à leurs ouailles les bienfaits de la civilisation romaine. Son supérieur ayant obtenu le triomphe pour ses actions, Vespasien à son tour, aura cet honneur. Il est nommé consul sous Néron (appelé pendant ses vingt premières années, « le délice du genre humain ». Néron considère Vespasien comme un militaire obtus et inculte ; ce qui est à l’époque un gage de survie, car il ne fait pas bon de trop briller devant Néron. Hermétique aux vocalises, déclamations et autres concerts de cithare de son empereur (il a osé bâiller lors d’une séance théâtrale), celui-ci l’expédie comme proconsul en Afrique. Puis il est envoyé en Judée, pour mater un énième soulèvement de la population juive.

C’est une guerre sanglante faite de coups de mains, d’embuscades et de représailles. Pas de bataille rangée, où la puissance des légions pourrait régler le problème. Les légionnaires enragent de ne pouvoir saisir cet ennemi à la gorge. L’histoire de Jérusalem va être écrite par un Juif collaborateur, Flavius Josèphe (la guerre juive), qui par pure flagornerie, accolera à son nom le patronyme de Flavius. Vespasien passe de la Bretagne humide à la chaleur du désert de Judée ; en tout cas il ne souffre plus de ses rhumatismes. Mais ses légionnaires maudissent tout autant ces juifs fanatiques. Il investit méthodiquement le pourtour de la ville, puis cherche les souterrains qui permettent aux assiégés de garder le contact avec l’extérieur. Pour information, les légionnaires ne découvriront que trois entrées de souterrain, sur une bonne centaine.

De temps à autre, une sortie de ces zélotes enragés capture quelques légionnaires qui finissent pendus aux créneaux de la muraille de Jérusalem. Ils ne sont pas seuls ces zélotes, car ils ont recruté à prix d’or des mercenaires parthes dont les flèches de leurs arcs à double courbure, font de nombreuses victimes. Dans le même temps il expédie quelques légions pour chasser les Zélotes qui occupent une forteresse au-dessus de la Mer Morte : Massada !! Celle-ci ne tombera que bien après la chute de la capitale.

Il désespère d’enlever Jérusalem qui est déjà une grande ville pour l’époque, avec près de quatre-vingt-dix mille habitants, quand Néron disparaît. Trois empereurs vont se succéder la même année (quatre, si on compte le coup d’état du jeune Domitien, commis au détriment de son père). Galba, Othon et Vitellius se succèdent sur le trône d’imperator, où ils finissent tous assassinés. Le dernier, Paulus Vitellius était tellement dépravé, que son père n’avait même pas voulu en faire un proconsul. Les troupes en révolte acclament Vespasien comme empereur en août 69, puis conseillent aux légions de Pannonie et de Mésie de faire de même. Lors de son séjour à Alexandrie, sur la route de Rome, – où Grecs et Juifs viennent de se massacrer avec entrain - il tient à renouveler les accords commerciaux, précieux pour l’approvisionnement en blé de Rome, puis s’embarque pour Ostie, laissant son fils Titus terminer la prise de Jérusalem.  

Vespasien rentre dans un pays ravagé par la guerre civile, où il va devoir mettre de l’ordre. Son bon sens paysan, sa probité et son absence de scrupules, vont lui permettre de mener à bien toutes les réformes nécessaires. Il rétablit l’autorité de l’Etat, les finances ainsi que les armées. Il réforme le sénat, la justice et les conditions d’accès à l’ordre équestre. Sur ce dernier point il se rappelle des problèmes, qu’il a eu lui-même pour payer le cens annuel, afin de pouvoir conserver son titre de chevalier. Il modifie l’accès à la condition de patricien, mais tous se moquent de son avarice. Par exemple, un jour où Vespasien avec ses proches parlent des funérailles nationales d’un imperator, il demande le coût d’une telle cérémonie. Un des présents annonce « trois cent mille sesterces ». Vespasien leur dit « c’est bien, donnez-moi cent cinquante mille de suite, et balancez mon corps dans le Tibre quand je mourrai ». Toujours à court de liquidités, il doit faire l’élevage de mules pour les armées, et plus tard pour renflouer le trésor public il va inventer l’obligation d’uriner dans des tonneaux placés à des endroits stratégiques. Cette obligation est assortie d’une amende pour ceux qui urinent ailleurs, et d’un péage pour ceux qui urinent à l’endroit désigné. Si ce n’était que cela, mais il revend l’urine recueillie, aux foulons qui tannent les peaux. (L’ammoniac indispensable au tannage des peaux à l’époque, ne peut être produit que de cette manière).  

Son fils Titus qui le rejoint après la prise et la destruction de Jérusalem, s’indigne de ces procédés « grossiers ». Vespasien, sort une sesterce de sa toge, la fait renifler à son fils en lui demandant si il sent quelque chose. Non, répond Titus. « Bien, tu vois l’argent n’a pas d’odeur » lui dit son père. Il élève l’Arc de Titus en l’honneur des exploits de son fils, fait construire le Colisée en 75, le temple de la Paix en 71-75, réparer  et construire de nouveaux aqueducs, réforme la charge d’aquarius (ingénieur chargé de l’entretien, et des réparations sur les aqueducs de l’Etat). Lui qui était assez fruste dans sa culture générale, va favoriser les arts et belles lettres. Il consolide les frontières de l’empire. Agricola de son côté remet de l’ordre en Bretagne, où les tribus Icènes se sont soulevées sous la conduite de la reine Boadicée. Puis il réduit dans le sang, la révolte gauloise menée par Civilis en 70.

Fatigué de sa vie mouvementée, Vespasien aspire au repos. Sentant sa fin proche, il demande qu’on l’habille. Cela fait, il déclare « un empereur doit mourir debout » (Decet imperatorem stantem mori), puis en matière de plaisanterie il conclut « Vae, puteo deus fio » (Malheur ! Je crois que je deviens dieu !). Il rend son dernier soupir debout, le 23 juin 79, à Aqua Cutiliae, soutenu par ses proches en larmes.

A part Jules César, Vespasien est l’imperator qui a fait le plus pour son pays, sans jamais verser dans l’extravagance, ni la cruauté gratuite.

Bibliographie :

Histoire de Rome, Dion Cassius, Lacus Curtius
Histoire de Rome Indro Montanelli, Editions Mondiales, 1959
Histoire romaine, Dion Cassius
Histoires, Livres I & III, Polybe, PUF, 1971
Histoire des Juifs, Flavius Josèphe


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