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 LA 7ème CROISADE

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BUFFY1
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MessageSujet: LA 7ème CROISADE   Dim 26 Fév - 12:04

LA 7ème CROISADE
(1248)

La 7ème croisade est la première entreprise par Louis IX (qui deviendra Saint Louis). En 1244 (année de la prise de Jérusalem par les Kwârizmiens), il tombe malade et fait vœu de partir en croisade s’il guérit. Sauvé de la mort, il prépare durant quatre ans son départ, et celui de ses chevaliers en faisant construire un port – Aigues Mortes – qui est à présent ensablé et loin de la mer.  En 1248, il prend l’oriflamme (en vieux français : L’or y flambe), à Saint Denis, puis accompagné de son épouse Marguerite de Provence, du Comte Robert d’Artois et de Charles d’Anjou, ses frères, il embarque pour l’Egypte à destination de Damiette via Chypre à bord d’une flotte imposante de mille huit cents navires. En Mai 1249, ils font escale à Chypre. L’armée va hiverner pendant huit mois. Pendant ce temps, l’émir Ayyoubide Malik Al Saleh Ayyoub se prépare à l’affrontement. Gravement malade, il confie le commandement des forces musulmanes à Fakhr el Din Ibn al Sheikh, qu’il envoie vers Damiette pour s’opposer au débarquement des croisés. Le 5  juin 1249, l’armée franque débarque malgré les attaques incessantes des musulmans, prend pied, et repousse l’armée ayyoubide qui abandonne la plage. Les Francs se dirigent vers Damiette qui est prise le 8 juin.

La crue du Nil ayant commencé, l’armée attend jusqu’en Octobre 1249 pour pouvoir enfin se diriger vers Le Caire sous les attaques continuelles des Sarrasins dirigés par l’émir Fakhr el Din. Un conseil de guerre doit choisir entre deux destinations : Le Caire ou Alexandrie. Le frère du roi Robert 1er d’Artois fait échouer des négociations qui ont pour but d’échanger Damiette (où les croisés n’ont rien à faire, cette ville étant en dehors des lieux saints) contre les villes d’Ascalon, Jérusalem et Tibériade (qui elles, sont des lieux saints). Ce boutefeu convainc le roi de marcher sur Le Caire, ce qui est fait le 20 novembre 1249.

Les Francs, ne connaissant pas cette contrée, sont victimes de dysenterie et de malaria. Puis le 7 décembre 1249 c’est la première bataille à Fariskur où six cents cavaliers musulmans attaquent les troupes franques. Les musulmans sont repoussés au prix de lourdes pertes. Le 21 décembre les troupes franques sont devant Mansourah qui se situe sur la rive opposée du Nil, le Bahr el Saghir (la petite mer). Louis IX et son armée passent le Bahr el Saghir à gué à Salamun le 8 février 1250. Là, Robert d’Artois va prouver sa stupidité en chargeant – contre l’avis des Templiers – le camp adverse. L’ayant pris, en tuant l’émir Fakhr el Din, il se met en tête d’investir la ville de Mansourah. Il entre dans la ville, suivi des Templiers, fonce vers la citadelle. Baybars, le sultan des Mamelouks qui a pris le commandement après la mort de l’émir, contre-attaque. Toute l’avant-garde est massacrée. Ceci fait, il s’occupe de l’armée franque qui est en train de traverser péniblement le gué de Salamun. Ils sont repoussés à grand-peine. Toutefois l’armée franque négligeant d’enterrer les morts, va connaître des épidémies propagées par les mouches, et même la disette. Le nouveau sultan Tûrân Shah prend ses fonctions le 28 février. Pour commencer, il repousse la flotte croisée.

Louis IX est contraint de battre en retraite le 5 avril. Il parvient à nouveau aux environs de Fariskur gravement malade. Il doit se réfugier dans une maison de la bourgade, défendue par Gaucher de Châtillon,  afin de se reposer. Philippe de Montfort décide de parlementer avec les musulmans. Il va leur proposer l’échange de Damiette contre la vie des soldats croisés. Il paraît qu’un sergent nommé Marcel ayant trahi, a persuadé les croisés de se rendre, ce qu’ils font le 6 avril 1250.  Les musulmans massacrent les blessés, mais hésitent à égorger tous les prisonniers qui sont par trop nombreux. Tûrân Shah accorde la vie sauve au roi Louis IX, et à son armée contre l’échange de Damiette, plus une rançon de cinq cent mille livres tournois. Marguerite de Provence ayant mis au monde Jean-Tristan réussit à conserver Damiette. Les Templiers sollicités par le roi, refusent de payer la rançon. Le roi envoie le sénéchal de Joinville sur les nefs templières, et prend l’argent par la force. Enfin libéré, le roi quitte l’Egypte le 8 mai. Il rejoint Saint Jean d’Acre le 13 de ce mois. Charles d’Anjou et Alphonse de Poitiers retournent en France pour conforter la reine mère Blanche de Castille qui dirige le royaume. Le roi de France va, au cours de son séjour de 1250 à 1253 renforcer les forteresses d’Acre, de Césarée de Judée, de Jaffa et de Sidon. Le cerveau quelque peu secoué par ses tribulations égyptiennes, le roi organise des processions pour conjurer les appétits charnels des croisés. Il n’hésite pas à se lier les génitoires d’une corde de chanvre, et à clamer sa triste condition de pécheur, sous les yeux ébahis des musulmans, qui trouvent que ces croisés sont bien bizarres.

Les croisés se trouvent en face des mamelouks d’Égypte, qui sont de beaucoup, plus fanatiques que leurs prédécesseurs Ayyoubides. Toutefois, les Arabes se déchirant entre eux, les Francs bénéficient d’un épisode de paix bienvenu, propice aux négociations croisées « à l’orientale ». Louis IX, malgré la demande de sa mère Blanche de Castille qui l’invite à rentrer en France, et à reprendre les rênes de son royaume, reste au Moyen-Orient encore quatre ans. Il confirme Bohémond VI dans ses prérogatives de Prince d’Antioche. Il lui permet d’écarteler son écu avec les lys de France. Ce faisant, il écarte Lucienne de Segni qui prétend à la régence d’Antioche.

Il remet un semblant d’ordre, dans le vaste imbroglio des barons, des ordres chevaleresques du Temple, et de Saint Jean qui en prennent à leur aise dans leurs devoirs féodaux. Reprenant à son compte les actions de Raymond III de Tripoli, il amorce un rapprochement avec les Ismaéliens en envoyant des ambassadeurs (sachant jouer aux échecs) auprès d’Al Sabbah (le Vieux de la Montagne), ainsi qu’auprès du Khan mongol de Perse. Les fruits de ces initiatives ne se verront, alors que le roi sera déjà reparti pour son royaume de France. En effet, Blanche de Castille est décédée le 27 novembre 1252. Le royaume ne pouvant souffrir de vacance du pouvoir plus avant, le roi embarque à Saint Jean d’Acre le 24 avril 1254. De retour en France, il va créer un hôpital qui existe encore de nos jours dans sa vocation première. Il fonde l’hôpital des Quinze-Vingt (à l’époque on comptait par vingtaine). Cet hôpital va accueillir et soigner à l’origine, trois cents chevaliers aveuglés par les Sarrasins. Cette avant-dernière croisade du roi Louis IX a mis fin à l’anarchie des féodaux. Elle a prolongé pour un temps la présence franque en Terre Sainte. Peu de temps après son départ, les luttes intestines qui recommencent, affaiblissent les croisés, permettent aux Sarrasins de les expulser de ces territoires voués à Dieu, qui ont vu couler tant de sang.

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