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 AIR TRANSPORT AUXILIARY

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BUFFY1
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MessageSujet: AIR TRANSPORT AUXILIARY    Dim 26 Fév - 23:44

Air Transport Auxiliary (ATA)

Durant la dernière guerre,  ce furent des femmes qui pilotèrent les avions sortis d’usine, vers les unités utilisatrices. Elles pilotaient par tous les temps, tous les types d’avions en service, et cela tous les jours pour compenser les pertes au combat. Elles-mêmes subirent des pertes conséquentes.
Ces femmes courageuses étaient regroupées au sein de l’ATA (Services auxiliaires de transport aérien). Cette unité avait décidé qu’il était inutile que des recrues telles que ces jeunes femmes apprennent à voler aux instruments.

Ci-dessous une histoire de convoyage qui faillit mal tourner, racontée par Diana Barnato-Walter.

« Parfois, il nous arrivait de piloter dans la même journée des monomoteurs, bimoteurs, trimoteurs et quadrimoteurs, et nous n’avions pas de liaisons radio avec le sol. Cependant, quand le temps se gâtait, les choses tournaient mal.
La nuit précédente, j’étais sortie à Londres avec quelques pilotes de l’escadrille 601 dans le club 400 (à Leicester Square). Le « Petit Max » et Billy Clyde avaient dessiné toute une série de diagrammes sur la nappe et m’avaient fait un cours sur ce que je devais faire si par hasard, j’étais prise dans des nuages.
« Surveille ton altitude disait Billy, reprends ton premier cap, et tourne gentiment au cap inverse. Laisse le réglage des gaz au point où il était quand tu es entrée dans les nuages, puis descend tout doucement ».

Le lendemain Diana devait piloter un Spitfire de Hanworth à Cosford. Tout le centre de l’Angleterre est noyé dans les nuages, la plupart du temps au ras du sol. Après être partie sous un beau soleil, Dana s’enfonce dans la purée de pois, tandis qu’elle se dirige vers le nord-ouest en survolant les Costwolds. Guère de solution dans ce cas…

« Je ne pouvais pas m’éjecter puisque je portais une jupe ! Les bas noirs de la guerre étaient des bas plutôt courts qui s’arrêtaient au-dessus des genoux ; mes culottes fabriquées avec la soie des vieux parachutes, ne rejoignaient pas les bas et entre eux apparaissait une bonne partie de ma chair. Et de toute façon, les sangles du parachute auraient fortement irrité l’intérieur de mes jambes. Mais j’avais, en consultant mon chronomètre, dépassé Little Rissington. C’était à 220 mètres au-dessus du niveau de la mer et probablement au soleil. Comme me l’avaient recommandé Max et Billy, je commençais doucement à revenir au cap inverse pour tenter de me poser à Little Rissington. Il fallait que j’accepte de perdre 240 mètres – ce qui était une folie de plus que 15 mètres à sa disposition. Il n’y avait pas d’autre solution. » …….
« L’altimètre commença à  dégringoler de façon alarmante jusqu’à 180 mètres. A ce moment-là, j’étais dans les nuages au niveau de la cime des arbres. Les arbres s’élançaient vers les nuages qui couronnaient leurs sommets, tandis que la pluie descendait en cascade.

Puis dans une courte échappée, j’aperçus un appareil en stationnement sur une petite surface herbeuse. J’étais persuadée que c’était Little Rissington, et je tournai sec, en gardant en vue la petite prairie. Avec cette pluie qui tombait à seaux, cela ressemblait plus à une mare qu’à un terrain d’atterrissage.

J’ai atterri avec un bruit sourd, et je me suis immédiatement demandé si le Spitfire n’allait pas piquer du nez. Mais je dérapai entre les flaques, et pour terminer je m’arrêtai sans encombre. Un grand type de la RAF sortit d’une baraque en tôle ondulée avec sur la tête une casquette imperméable camouflée. Comme il s’approchait de mon appareil, j’en sortis en me laissant glisser sur l’aile, puis mes genoux cédèrent sous mon poids.

-   Bigre, miss, vous devez être calée pour manœuvrer aux instruments !!

Je ne voulais pas lui enlever ses illusions, et je ne voulais pas non plus lui demander où je me trouvais, ce qui lui aurait révélé que j’étais perdue. C’est alors que j’aperçus un grand panneau où il était écrit : « Station de la RAF. Windrush. Institut de navigation et de vol sans visibilité. Altitude 170 mètres.
Voilà que mes genoux se remettaient à plier sous moi.
La tasse de thé fumant me fit un grand plaisir ».

Diana Barnato-Walter titulaire d’un record de vitesse en 1963, est née le 15 janvier 1918, et nous a quittés le 28 avril 2008.



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