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 7.- FIN DE LA GUERRE FROIDE

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BUFFY1
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MessageSujet: 7.- FIN DE LA GUERRE FROIDE   Sam 3 Juin - 19:39

7. FIN DE LA GUERRE FROIDE
« Vigilance perpétuelle »


La fin de la guerre froide se place ordinairement lors de la chute du mur de Berlin, et la réunification de l’Allemagne qui s’en est suivie. La course aux armements menée par les puissances de l’Ouest – partagées par tous les pays occidentaux -, et celles de l’Est – menée uniquement par l’URSS -, va arriver à placer les soviétiques dans un marasme financier. En d’autres termes, ils ne vont plus pouvoir suivre. Les États-Unis avaient prévu deux scénarios concernant l’issue de cette joute financière :

• Le déclenchement d’une guerre nucléaire préventive de la part des soviétiques
• L’effondrement économique et doctrinal du bloc de l’Est.

La chute du mur n’est toutefois pas le facteur principal de la fin de la guerre froide. L’idéologie communiste subissait depuis une dizaine d’années de nombreuses lézardes au sein de sa direction, qui laissaient prévoir un effondrement soudain du colosse aux pieds d’argile. D’autre part, les économies occidentales ne pouvaient consacrer qu’une part de plus en plus réduite de leur PIB dans la course aux armements.

Les accords SALT, s’ils visaient – à l’origine - à réduire le nombre de vecteurs, et de bombes nucléaires chez les deux principaux antagonistes, tendaient surtout à alléger la charge financière d’entretien de ces nombreux équipements de pointe. Les deux pays ont convenu que les SNLE, et les silos de lancement, étaient suffisamment dissuasifs pour un éventuel agresseur. Toutefois le nombres de têtes kilotonniques ou mégatonniques stockées par les deux superpuissances étaient, et sont encore, largement suffisants pour éradiquer trois fois toute vie sur terre pour des milliers d’années.

Le dernier volet de la guerre « froide », faillit bien devenir une vraie 3ème guerre mondiale.

Dès 1964, l’état major soviétique avait étudié dans tous ses détails, une offensive éclair contre les forces OTAN d’Europe (1). Chaque pays membre du Pacte de Varsovie avait une tâche bien définie.

• Les Roumains devaient apprendre le français et avoir un maximum de cadres francophones. Après la défaite de la France, ils devaient occuper Paris, et faire fonctionner le pays (avec l’aide du PCF et de la CGT) au profit des pays de l’Est.
• La RDA devait occuper la RFA
• Les Polonais apprenaient l’anglais et l’italien pour occuper les Pays Bas, le Danemark et l’Italie.
• Les Tchécoslovaques devaient envahir la France par le couloir du Lac de Constance, et occuper Lyon (2). Aux termes d'un plan d'opération daté du 14 octobre 1964, approuvé par le président tchécoslovaque Antonin Novotny, Moscou, avait dévolu « un rôle ambitieux et difficile » à l'armée tchécoslovaque : « vaincre les armées occidentales dans le sud de l'Allemagne de l'Ouest, afin d'opérer au bout d'une semaine près de la frontière française ». Après la prise de Lyon par les Tchécoslovaques, l'Armée rouge était censée prendre le relais pour atteindre les Pyrénées. Les généraux tchèques jugeaient toutefois ce plan irréaliste. Il est à noter que ce plan prévoyait l’utilisation d’ogives nucléaires du champ de bataille (3).

En ce qui concerne notre pays, une liste complète des caciques du PCF et de la CGT avait été établie. Cette liste précisait les adresses de notables pouvant héberger, et cacher des troupes « spetnatz » qui devaient infiltrer le pays avant l’offensive pour désorganiser la chaîne de commandement par des attentats et des sabotages. La CGT avait une tâche bien précise dans l’Est de la France : elle devait occuper les stations services des autoroutes et des campagnes afin de pouvoir ravitailler les colonnes de chars du Pacte (4). Elle devait aussi paralyser le pays par des grèves générales (5). Il ne s’agit pas ici de faire le procès de quiconque, mais de faire état de faits historiques avérés.

Il est à noter que ce plan est resté en vigueur, et constamment remanié par la Russie après la chute du Mur. En 1989 il fut modifié et comportait deux options : l’une défensive, l’autre offensive. En Janvier 1990 ce plan fut modifié à nouveau par les Tchèques. Vaclav Havel fit supprimer l’option offensive, les cibles allemandes et françaises furent supprimées.

Ce plan du Nord au Sud prévoyait des mouvements de navires de guerre polonais, et Est-allemands qui avaient pour mission de bloquer les voies de navigation au sud de la Norvège (le Nord étant sous la coupe de la flotte soviétique de Mourmansk). Les troupes polonaises, soviétiques et Est-allemandes devaient pousser en direction du Danemark -2A- et de l’Ouest de la RFA -2B- derrière une première frappe de 28 ogives de combat suivie si nécessaire d’une deuxième frappe de 34 ogives de combat. Les troupes soviétiques et Est-allemandes envahissaient la RFA derrière un rideau de 55 ogives de combat en première frappe, suivie d’une deuxième frappe de 60 ogives de combat. Les troupes soviétiques et tchèques envahissaient le Sud de la RFA et poussaient vers le centre et le centre–est de la France derrière un premier rideau de 75 ogives suivies de 100 ogives de combat sur l’axe nord (concentrations de troupes OTAN, sites de lancement de missiles, sites de radar etc…), et de 75 ogives suivies de 100 sur l’axe Sud (radars de surveillance, sites de lancement de missiles, HQG troupes OTAN). En renfort sur le point le mieux défendu de l’OTAN il était prévu une armée de renfort soviétique appuyée de troupes hongroises.

Toutefois, la force de dissuasion embryonnaire française (qui n’était pas soumise à un ordre américain), et la réaction des troupes OTAN après H24, constituaient des inconnues qui firent repousser à intervalles réguliers ces projets d’invasion. Ce plan, dont sont dévoilés ici quelques aspects purement continentaux, détaillait l’offensive communiste au niveau mondial, tout en excluant les Etats-Unis coincés par la doctrine MAD.

Pour Petr Lunak, ces documents révèlent la vraie nature du régime soviétique « qui a élaboré cette stratégie très agressive au début des années soixante en dépit d'une détente relative entre l'Est et l'Ouest, et alors que l'Otan n'avait jamais envisagé d'offensive terrestre sur les territoires du pacte de Varsovie ».

Les documents publiés par l'historien tchèque laissent également supposer que les Soviétiques avaient déployé sur le territoire de l'ex-Tchécoslovaquie des ogives nucléaires après l'invasion du pays par les troupes du pacte de Varsovie en 1968. Ce déploiement est stipulé dans un traité signé en 1965 par les deux pays. « Mais nous n'en avons aucune preuve, précise Petr Lunak. Et les officiels de l'époque n'en ont jamais parlé. »

De nos jours, les plans d’invasion de l’Europe de l’Ouest restent toujours valables. Toutefois, l’ennemi ne serait plus les démocraties, mais bel et bien les républiques islamiques ou les « califats » qui prendraient la place des dites républiques occidentales, et qui deviendraient de facto l’ennemi à abattre pour les pays de l’Est, traditionnellement chrétiens.

La guerre froide Est-Ouest, telle qu’elle fut élaborée par la lutte idéologique des soviets et de la démocratie, fait partie du passé. Elle est remplacée par une guerre de conquête religieuse rampante qui débouchera néanmoins un jour ou l’autre sur un nouvel holocauste. Nos armements nucléaires redondants seront-ils suffisamment dissuasifs ? On peut en douter (6).

Nous pouvons terminer sur une histoire véridique qui aurait pu avoir des suites graves (7). Sur la base d’ICBM soviétiques de Kapustin-Yar (Astrakhan), dans la nuit du 28 juillet 1989, le lieutenant KLIMENKO, deux caporaux et deux soldats, ont été témoins du survol du site par trois OVNI entre 22.15 et 23.55. La chasse alertée essaie d’intercepter ces intrus, mais ceux-ci disparaissent à une vitesse fulgurante « donnant l’impression que l’avion faisait du sur place ». Un autre témoin, le lieutenant Volochine en compagnie du soldat Tichaev, sur un site voisin, décrit un intrus comme un engin de forme cylindrique genre soucoupe, dont la coupole était brillamment éclairée, le corps émettant une lumière verte phosphorescente, immobile à 300 mètres d’eux, et à 20 mètres au dessus d’un dépôt de missiles. L’engin a éclairé ce dépôt par un faisceau de lumière mobile pendant quelques secondes. Tous les témoins ont dessiné les engins de manière concordante, et ont insisté sur l’absence de bruit, et la vitesse d’évasion proprement sidérante.
Quoiqu’il en soit le mot d’ordre « vigilance perpétuelle » est toujours d’actualité.

Notes

(1) Lors de la chute du mur, des plans d’invasions de l’Europe furent trouvés dans les tiroirs de l’état-major de la RDA. On découvrit dans les caves de ce ministère des caisses remplies de médailles à remettre aux combattants au cours de la guerre à venir. Ces plans furent confirmés.

(2) Un historien Tchèque – Petr Lunak – écrit dans un ouvrage remarquable (Planification de l'impensable - Projets de guerre tchécoslovaques 1950-1990 publié aux Éditions pragoises Dokoran. 440 pages), que les soviétiques avaient mis au point dès les années 60 (en 1964), un plan d’invasion de l’Europe. Ce plan remis à jour régulièrement était encore valable en 1986. En 1997 la Tchécoslovaquie fut le premier pays du bloc de l’Est à déclassifier ses archives.

(3) 130 tirs nucléaires étaient prévus pour « dégager » la voie.

(4) Les soviétiques paraient ainsi aux destructions de leur parc de camions citernes par des bombardements de l’OTAN.

(5) Notamment par une grève générale des transports routiers qui libèrerait les autoroutes de leur trafic.

(6) Le rapport de la commission de la Défense Nationale pointe le danger islamique soutenu par l’Iran. Il est très facile pour un pays agresseur de camoufler ses intentions et de tirer un ou plusieurs missiles à tête nucléaire, à partir d’un vulgaire container maritime – bord d’un porte container ordinaire - modifié pour servir de site de lancement. La capitale vitrifiée sans préavis n’aura pas d’agresseur identifié, ce qui implique une neutralisation de nos moyens de riposte.

(7) Le KGB ayant déclassifié certaines archives en 1991, ces récits ont été publiés en 1993 dans la presse russe.

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